Histoire de l'ancienne infanterie française, Volume 4

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J. Corréard, 1851
 

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Page 15 - Bientôt la fête, qui jusque-là n'avait été animée que par une gaîté un peu libre , il est vrai , mais encore décente , se change en une orgie complète. Les vins prodigués avec une munificence vraiment royale, échauffent toutes les têtes ; la musique exécute divers morceaux propres à exalter davantage les esprits, tels que : 0 Richard, ô mon roi, l'univers t'abandonne!
Page 15 - J'ai vu avec plaisir la liste que je vous avais demandée, et que tous vous ont accompagné. .Témoignez à la municipalité combien je suis satisfait de sa conduite. Je n'oublierai pas son attachement et sa...
Page 15 - La musique des gardes du corps et du régiment de Flandre embellissait la fête. Au second service on porta quatre santés, celles du roi, de la reine, de M. le dauphin et de la famille royale. La santé de la nation fut proposée, omise à dessein selon les uns, expressément rejetée par les gardes du corps qui étaient présents, selon un grand nombre de témoins.
Page 15 - La cour arrive : la reine s'avance jusqu'au bord du parquet, tenant par la main M. le dauphin. Cette visite inattendue fait pousser des cris d'allégresse et de joie. La princesse prend alors le dauphin dans ses bras, et fait le tour de la table au milieu des applaudissements les plus vifs et des acclamations les plus bruyantes.
Page 15 - ... investi de tous les genres de séduction , fut bientôt désorganisé. Le duc d'Orléans, pour fournir à ces dépenses, fit en Hollande un emprunt de six millions. La cour n'ignorait point ces intrigues : il était naturel qu'elle cherchât à les déjouer. Les officiers du régiment de Flandre furent présentés à la famille royale , admis au jeu de la reine , et à ces petites faveurs que prise tant la vanité française. On peignit au peuple ces moyens innocens comme des séductions criminelles...
Page 15 - ... avait fait de plusieurs drapeaux, la princesse répondit en ces termes : « Je suis fort aise d'avoir donné des drapeaux à la garde nationale de Versailles. La nation et l'armée doivent être attachées au roi , comme nous le leur sommes nous-mêmes. J'ai été enchantée de la journée de jeudi. L'approbation que la reine parut donner à ces scènes de démence , fit pâlir et frissonner les bons citoyens, et tressaillir de joie les conjurés. Dans leurs audacieux transports , ils ne connaissent...
Page 15 - La princesse prend alors le dauphin dans ses bras , et fait le tour de la table au milieu des applaudissemens les plus vifs et des acclamations les plus bruyantes. Les gardes-du-corps , les grenadiers, tous les soldats, l'épée nue à la main , portent la santé du roi, de la reine et du dauphin. La cour les accepte, et se retire. Bientôt la fête, qui jusque-là n'avait été animée que par une gaîté an peu libre , il est vrai , mais encore décente , se change en une orgie complète.
Page 160 - ... assez châtiée; outre que la voulant conserver pour une garnison considérable , je ne la voulus pas mettre en état de ne la pouvoir soutenir. Outre les armes que j'avois fait donner au régiment du Plessis, il n'y eut pas un soldat mal vêtu que son...

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