Voyage en Italie et en Sicile, 1801-02

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Didot, 1806 - Italy - 372 pages
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Page 192 - Pompeïa , et celle par laquelle on finit ordinairement, c'est une maison de campagne qu'on a trouvée à une assez petite distance de la ville. On y arrive par le chemin le plus agréable , et cela ne rend que plus triste le tombeau où l'on descend. Oui le tombeau. Cette maison, quoique détruite par le haut, donne encore , et plus qu'aucune autre, par ses constructions intérieures, une idée des maisons antiques : le jardin même est découvert ; on en voit les bassins, les divisions.
Page 240 - Les connaisseurs prétendent que le cheval a beaucoup de vie et d'expression ; mais quel que soit le mérite particulier de la statue de Marc-Aurèle, le premier mouvement qu'on éprouve, en regardant l'image mélancolique de ce génie bienfaisant que le ciel prêta à la terre, est moins celui de l'admiration , que cet attendrissement religieux qu'excité le souvenir d'un prince, qui ne se servit de l'immense pouvoir dont il était revêtu, que pour faire des heureux.
Page 94 - L'Europe finit à Naples, et même elle y finit assez mal : la Sicile, la Calabre, tout le reste est de l'Afrique», écrira Creuzé de Lesser au début du siècle suivant".
Page 187 - Les plus grandes comme les plus petites ont une cour intérieure , au milieu de laquelle est un réservoir d'eau, pour entretenir la fraîcheur dans toute l'habitation.
Page 251 - L'athéisme dogmatique est ennemi de tout ce qui est beau; le positif dans la religion, de tout ce qui est beau et de tout ce qui est libre.
Page 180 - Campanie; ce n'est qu'un très petit débris de l'antiquité, mais c'en est le débris le plus vrai , le plus curieux, le plus touchant. Ce n'est pas, comme Herculanum , une suite de caves où l'on ne voit que ce qu'on veut bien imaginer; ce n'est pas, comme Rome, une ville nouvelle qui a effacé une ville antique; c'est véritablement une antique cité, dont les habitants ont fui hier, et où ils se reconnoîtroient aujourd'hui.
Page 192 - On rencontre encore des débris de l'antiquité; on voit des amphores qui furent remplies d'un vin qui avoit sans doute beaucoup de consuls. On voit. . . mais pour moi , je n'ai plus rien pu voir, après m'être promené dans un souterrain qui tourne en quarré autour du jardin , et dans lequel on a trouvé vingt-sept cadavres. C'est là que toute une malheureuse famille eut le temps de se réfugier; c'est là qu'elle eut trop celui d'attendre des secours qui ne vinrent point, et de retenir un espoir...
Page vii - ... penser que presque tous ceux de mes compatriotes, qui en si grand nombre ont vu récemment l'Italie, en ont rapporté la même idée, je me flattois que quelqu'un d'entre eux prendroit la peine d'écrire ce qui est l'opinion de tant de monde , et de donner enfin un démenti à tant de panégyriques plus ampoulés et plus faux les uns que les autres. J'ai attendu long-temps que quelqu'un plus instruit que moi se chargeât de cette tâche; mais mon espérance a été trompée.
Page 187 - ... avec l'accusé. La rue qu'on a découverte est fort étroite ; elle est pavée de laves du Vésuve. On y distingue encore les traces des roues , traces qui prouvent que la voie des voitures étoit alors de quatre pieds.
Page 325 - ... sous leur vrai point de vue ? c'est-à-dire à quelque distance. Mais il n'est pas possible de trouver beau, un fleuve qui se précipite tout entier d'une grande hauteur, et avec un fracas horrible sur des rochers qu'il couvre d écume.

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