Ségolène Royal et le socialisme: considérations sur le choix des militants du PS

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Harmattan, 2007 - 88 pages
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Ségolène Royal, le 16 novembre 2006, n'a pas écrasé les éléphants et n'a opéré aucun hold-up. Le parti n'a pas été conquis de l'extérieur et la gauche n'a pas exprimé un désir de droite. Ce ne sont pas les sondages qui l'ont imposée et la " démocratie d'opinion " ne l'a pas emporté sur la " démocratie militante ". Ce n'est pas l'image de la femme qui a séduit. Les raisons principales du choix des militants socialistes sont, selon l'auteur, les suivantes : elle a paru leur offrir une vision du monde originale et a comblé leur désir de voir proposer un nouveau modèle politique. La vision du monde de Ségolène Royal, centrée autour de la notion d'" ordre juste ", est inspirée de celle de Jean Jaurès : le personnalisme humanitariste que l'on peut considérer comme un nouvel humanisme et qui place l'égalité et la solidarité au fondement même de la morale et de la politique. " Le socialisme, écrit Jaurès, peut être défini : une Révolution morale qui doit être servie et exprimée par une révolution matérielle. " A propos du socialisme et de Ségolène Royal, les deux thèmes à retenir sont donc : révolution morale et révolution matérielle. Concernant le premier thème, elle demeure fidèle à Jaurès ; il n'en est pas tout à fait de même pour le second : le royaljaurèsisme n'est concevable que s'il s'écarte de la social-démocratie et s'attache à l'élaboration d'un nouveau modèle de socialisme.

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