Revue des traditions populaires, Volume 13

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Librairie orientale et américaine., 1898 - Folklore
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Includes music (unaccompanied melodies)
 

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Popular passages

Page 353 - Je n'en veux pas, il n'est pas bon. — Voulez-vous un morceau de veau ? — Je n'en veux pas, il n'est pas beau! Du p'tit salé je veux avoir, Qu'il ya sept ans qu'est dans l
Page 563 - Il y avait une certaine jambe de M. de Coatquin qui, tous les ans, la veille de Noël, à minuit, sortait seule; elle montait, elle descendait, elle s'arrêtait devant les portes; elle frappait, ouvrait, fermait, piétinait et s'engouffrait avec le jour dans les caveaux. Madame de...
Page 371 - Le talisman était brisé; ma mère, ma sœur et moi, transformés en statues par la présence de mon père, nous recouvrions les fonctions de la vie. Le premier effet de notre désenchantement se manifestait par un débordement de paroles : si le silence nous avait opprimés, il nous le payait cher.
Page 374 - Nicolas, le 9 de mai, une cane sauvage, accompagnée de ses petits canetons, vint à l'église de Saint-Nicolas. Elle y entra et voltigea devant l'image du bienheureux libérateur, pour lui applaudir par le battement de ses ailes; après quoi, elle retourna à l'étang, ayant laissé un de ses petits en offrande. Quelque temps après, le caneton s'en retourna sans qu'on s'en aperçût. Pendant deux cents ans et plus, la cane, toujours la même cane, est revenue, à jour fixe, avec sa couvée, dans...
Page 374 - Chateaubriand suivait une fausse tradition : dans sa complainte, la fille renfermée à Montfort était une princesse, laquelle obtint d'être changée en cane, pour échapper à la violence de son vainqueur. Je n'ai retenu que ces vers d'un couplet de la romance de ma mère : Cane la belle est devenue, Cane la belle est devenue, Et s'envola , par une grille, Dans un étang plein de lentilles.
Page 371 - Ce torrent de paroles écoulé, j'appelais la femme de chambre, et je reconduisais ma mère et ma sœur à leur appartement. Avant de me retirer, elles me faisaient regarder sous les lits, dans les cheminées, derrière les portes, visiter les escaliers, les passages et les corridors voisins. Toutes les traditions du château, voleurs et spectres, leur revenaient en mémoire. Les gens étaient persuadés qu'un certain comte de Combourg, à jambe de bois, mort depuis trois siècles, apparaissait à...
Page 538 - Maintenant , qu'un philosophe à système raisonne sur ce jeu de la nature , ne pourrait-il pas dire : voilà des pétrifications véritables ; cette grotte était habitée sans doute autrefois par une femme ; elle filait au rouet , son lard était pendu au plancher , elle avait auprès...
Page 376 - ... comme Silène. En mettant le pied sur le pont, il pousse de nouveaux rugissements, bondit, saisit un seau, le remplit d'eau de mer et le verse sur le chef de ceux qui n'ont pas passé la Ligne, ou qui ne sont pas parvenus à la latitude des glaces. On fuit sous les ponts, on remonte sur les écoutilles, on grimpe aux mâts : père Tropique vous poursuit; cela finit au moyen d'un large pour-boire : jeux d'Amphitrite, qu'Homère aurait célébrés comme il a chanté...
Page 373 - Montfort, à dessein de lui ravir l'honneur. A travers une lucarne, elle apercevait l'église de Saint-Nicolas ; elle pria le saint avec des yeux pleins de larmes, et elle fut miraculeusement transportée hors du château ; mais elle tomba entre les mains des serviteurs du félon, qui voulurent en user avec elle comme ils supposaient qu'en avait fait leur maître.
Page 569 - Ils lui répondirent respectueusement : Nous allons nous servir [de son sang] pour arroser une cloche. Le roi dit : Lâchez-le ; je ne puis supporter de voir sa frayeur et son agitation, comme celle d'un innocent qu'on mène au lieu du supplice. Ils répondirent avec respect : Si nous agissons ainsi, nous renoncerons donc à arroser la cloche de son sane?

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