Répertoire général du Théâtre Français: composé des tragédies, comédies et drames des auteurs du premier et du second ordre, restés au Théâtre Français; avec une table générale ...

Front Cover
Mme veuve Dabo, 1823 - French drama
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Contents

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 173 - C'est, m'at-elle dit, un homme qui n'épousera point sa femme pour l'aimer, et qui lui laissera toute la liberté qui convient. Je ne sais ce que ma tante veut dire. Qu'est-ce qu'épouser pour ne point aimer? Je n'entends point cela. Ma tante et moi , nous nous servons de la même langue , et la plupart du temps je ne l'entends pas : d'où vient cela , madame ? J'ai compris cependant qu'elle...
Page 241 - J'ai passé la moitié de la nuit chez une jeune duchesse, où l'on m'a fait impitoyablement chanter un acte de l'opéra et six romances... Il ya des gens qu'on n'ose refuser. ARAMINTE. C'est-à-dire , que vous nous rangez dans la classe de ceux que l'on peut refuser sans crainte.
Page 222 - Grâces, c'est celui des Fées , ou plutôt c'est le vôtre. » Aussitôt il tire de sa poche un étui, dont assurément on ne le soupçonnait pas d'être porteur ; il y choisit une aiguille d'or, s'empare de la soie, et voilà mon colonel qui fait de la tapisserie. On le considère , on l'admire ; mais ce n'est rien encore : il quitte Araminte et son ouvrage, il court à Cidalise, lui dérobe le tambour, et déjà sa main légère achève le contour de la fleur à peine commencée. Ismène , la...
Page 217 - LISIDOR. Un tel concurrent ne devroit pas être redoutable. Ta vivacité m'enchante ; mais ne crains-tu pas , Lisette , de me faire un peu , aux dépens de ton cœur, les honneurs de ton esprit? LISETTE. Eh bien ! que penserez-vous de moi? que je suis trop sincère?
Page 216 - Tour à tour coquette et sensible, incertaine et bizarre, toujours le cœur vide, l'esprit jamais oisif, nous avons successivement aimé la musique et les petits chiens , les magots et les mathématiques. Notre conduite est le résultat des sentiments de la société...
Page 177 - L'amour! l'amour! Ce mot ne signifie plus rien. Apprends donc une fois pour toutes, mon petit parent de province, apprends donc les usages de ce pays-ci : on épouse une femme, on vit avec une autre, et l'on n'aime que soi.
Page 174 - JULIE : Je ne sais, madame; mais, quand je le vois... je sens un trouble secret... je ne puis entendre prononcer son nom sans rougir... j'ai du plaisir à le voir... et si je n'ose le regarder... Est-on comme cela quand on aime ? Oh! madame, pour celui-là, s'il m'épouse, je suis bien sûre que ce ne sera pas comme le marquis pour ne pas m'aimer. SCÈNE III...
Page 198 - Dorante : mou père me donne au marquis ; il vient de me le déclarer , et de me présenterà ce marquis, qui m'a parlé d'un ton... d'un air... En vérité, ma tante , il croit en m'épousant faire beaucoup de grâce à mon père et à moi. LA COMTESSE. Au moins , mademoiselle , est-il sûr qu'il vous fait honneur : avec des gens de sa sorte il ne faut pas que ceux de la vôtre y regardent de si près. JULIE.
Page 224 - Ce seul mot me pénétrerait de reconnaissance si j'osais y trouver une explication. ARAMINTE. Voilà de grandes phrases. La compagnie est dans! le petit salon ; vous restez dans celui-ci, je veux bien ne pas m'apercevoir que c'est ma fille qui vous y retient; il me semble que cela est fort honnête. Au reste, vous me rendez un vrai service; et si vous pouviez un peu redresser son esprit... LISIDOR. J'ai le malheur, madame , d'être l'homme du monde le moins propre à cet emploi : et s'il m'était...
Page 198 - Pour qui voudrais-je me parer ? On veut que je renonce à Dorante. Mon père me donne au marquis. Il vient de me le déclarer et de me présenter à ce marquis, qui m'a parlé d'un ton... d'un air... En vérité, ma tante, il croit en m'épousant faire beaucoup de grâce à mon père et à moi.

Bibliographic information