Dialogues et fragments philosophiques

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Calmann-Lévy, 1876 - Philosophy - 334 pages
 

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Page 179 - Spiritus intus alit. . . Sans ce germe fécond de progrès, le temps reste éternellement stérile. Une sorte de ressort intime poussant tout à la vie, et à une vie de plus en plus développée, voilà l'hypothèse nécessaire.
Page 223 - Puis, lorsque j'ai voulu descendre à celles qui étaient plus particulières, il s'en est tant présenté à moi de diverses que je n'ai pas cru qu'il fût possible à l'esprit humain de distinguer les formes ou espèces de corps qui sont sur la terre d'une infinité d'autres qui pourraient y être si c'eût été le vouloir de Dieu de les y mettre, ni par conséquent de les rapporter à notre usage, si ce n'est qu'on vienne au-devant des causes par les effets, et qu'on se serve de plusieurs expériences...
Page 103 - En somme, la fin de l'humanité, c'est de produire des grands hommes ; le grand œuvre s'accomplira par la science, non par la démocratie. Rien sans grands hommes ; le salut se fera par des grands hommes.
Page 22 - Autant je tiens pour indubitable qu'aucun caprice, aucune volonté particulière n'intervient dans le tissu des faits de l'univers^ autant je regarde comme évident que le monde a un but et travaille à une oeuvre mystérieuse.
Page 222 - Mais l'ordre que j'ai tenu en ceci a été tel : premièrement j'ai tâché de trouver en général les principes ou premières causes de tout ce qui est ou qui peut être dans le monde, sans rien considérer pour cet effet que Die...
Page 324 - Ce qui révèle le vrai Dieu, c'est le sentiment moral. Si l'humanité n'était qu'intelligente, elle serait athée ; mais les grandes races ont trouvé en elles-mêmes un instinct divin, dont la force, l'originalité, la richesse éclatent dans l'histoire avec une splendeur inouïe. Le devoir, le dévouement, le sacrifice, toutes choses dont l'histoire est pleine, sont inexplicables sans Dieu.
Page 222 - Dieu seul qui l'a créé ni les tirer d'ailleurs que de certaines semences de vérité qui sont naturellement en nos âmes. Après cela, j'ai examiné quels étaient les premiers et les plus ordinaires effets qu'on pouvait déduire de ces causes : et il me semble que, par là, j'ai trouvé des cieux, des astres, une terre, et même, sur la terre, de l'eau, de l'air...
Page 116 - Une large application des découvertes de la physiologie et du principe de sélection pourrait amener la création d'une race supérieure, ayant son droit de gouverner, non seulement dans sa science, mais dans la supériorité même de son sang, de son cerveau et de ses nerfs. Ce seraient là des espèces de dieux ou dévas, êtres décuples en valeur de ce que nous sommes, qui pourraient être viables dans des milieux artificiels.
Page 222 - Après cela, j'ai examiné quels étoientles premiers et plus ordinaires effets qu'on pouvoit déduire de ces causes ; et il me semble que par là j'ai trouvé des cieux, des astres, une terre, et même sur la terre de l'eau , de l'air, du feu , des minéraux , et quelques autres telles choses , qui sont les plus communes de toutes et les plus simples, et par conséquent les plus aisées à connoître.
Page 295 - L'homme doué des dix ou douze facultés que distingue le psychologue est une fiction ; dans la réalité, on est plus ou moins homme, plus ou moins fils de Dieu. On a de Dieu et de vérité ce dont on est capable et ce qu'on mérite. Je ne vois pas de raisons pour qu'un Papou soit immortel. Au lieu de prendre la nature humaine, comme la prenaient Thomas Reid et Dugald Stewart, pour une révélation écrite d'un seul jet, pour une bible inspirée et parfaite dès son premier jour, on en est venu...

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