Les Béarnais au temps de Henri IV

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Amyot, 1865 - Béarn (France) - 143 pages
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Page 54 - Henri IV avoit dit à Armand de Gontaud baron de Biron : C'est à cette heure qu'il faut que vous mettiez la main droite à ma couronne; venez-moi servir de père et d'ami contre ces gens qui n'aiment ni vous ni moi.
Page 114 - Loué soit Dieu qui m'a délivré ! On a fait mourir la reine, ma mère, à Paris ; on ya tué M. l'Amiral et tous mes meilleurs serviteurs ; on n'avait pas envie de me mieux faire, si Dieu ne m'eût gardé ; je n'y retourne plus si on ne m'y traîne...
Page 27 - Or ton Dieu et ton père te redemandent la vie qu'ils t'ont donnée ; le premier qui la peut conserver parmi toutes sortes de dangers contre toute apparence, et qui recevant la vie présente pour son service en a une meilleure en main, qui seule mérite le nom de vie, toute preste avec la couronne de gloire éternelle pour te donner. Ton père est ici, qui, si tu meurs, te suivra de près, et, après avoir tesmoigné en terre ta vertu et ton obéyssance, tesmoignera pour toi au ciel et au jugement...
Page 136 - Je suis prêt à demander au roi mon seigneur la « paix, le repos de son royaume et le mien... On m'a souvent sommé de « changer de religion, mais comment? la dague à la gorge... Si vous désirez « simplement mon salut, je vous remercie ; si vous ne désirez ma conversion « que par la crainte que vous avez qu'un jour je ne vous contraigne, vous
Page 139 - J'ai passé l'eau en me recommandant à Dieu; lequel, par sa bonté, ne m'a pas seulement préservé, mais fait paraître au visage du roi une joie extrême, au peuple un applaudissement non pareil , même criant : Vive les rois!
Page 134 - ... de la publique m'est désagréable. Messieurs, je ne le puis, jamais mon pays n'ira après moi; son utilité précédera toujours la mienne, et toujours on verra mon mal, mes dommages, mes afflictions courir devant celles de ma patrie. Mais pour le moins je ne me puis...
Page 46 - Je suis à plaindre, et est merveille que je ne succombe sous le faix. Si je n'estois huguenot, je me ferois Turc. Ha! les violentes espreuves par où l'on sonde ma cervelle! Je ne puis faillir d'estre bientost ou fou ou habile homme.
Page 12 - Le comte d'Armagnac qui a l'aînée fille des miennes, n'est pas venu me défendre; pourquoi il a forfait , et vous hérite de toute la terre...
Page 135 - ... remédier... Or, je me suis toujours » offert à la raison, et m'y offre encore... Et moi, et tous ceux de la » religion, nous rangerons toujours à ce que décernera un concile » libre ; c'est le vrai chemin, c'est le seul que de tout temps on a pra» tiqué; sous celui-là nous passerons condamnation.
Page 113 - Sire, le roi sçait tout par Fervaques, qui me l'a confessé. Le chemin de la mort et de la honte c'est Paris ; ceux de la vie et de la gloire sont par tout ailleurs, et pour les lieux les plus commodes, Sedan ou Alençon.

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