Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau Continent: fait en 1799, 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804 par Al. de Humboldt et A. Bonpland, Volume 3

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Libr. grecque, latine, allemande [puis:], 1817
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Contrairement à ce qui est indiqué dans le sous-titre, le récit de voyage proprement dit s'arrête autour du 20 avril 1801 lorsque les deux voyageurs, de retour de leur séjour sur l'île de Cuba, se dirigent vers Barancas Nuevas pour s'embarquer sur le Rio Magdalena (t. 12, p . 392). Par rapport à l'éd. orig. in-quarto, cette éd. "économique" in-octavo est donc incomplète.
 

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Page 207 - Sous leur feuillage touffu et d'un vert foncé, il règne constamment un demi-jour, une sorte d'obscurité dont nos forêts de pins, de chênes et de hêtres ne nous offrent pas d'exemple. On...
Page 224 - On ne sauroit nier la douceur de la législation espagnole, en la comparant au Code Noir de la plupart des autres peuples qui ont des possessions dans les deux Indes.
Page 300 - On leur faisoit affirmer ou nier ce qu'on vouloit ; et l'indolence accompagnée de cette politesse rusée à laquelle l'Indien le moins cultivé n'est pas étranger, les engageoit quelquefois à donner à leurs réponses le tour qui paroissoit indiqué par nos questions. Les voyageurs ne sauraient trop se prémunir contre ces assentimens officieux, lorsqu'il veulent s'appuyer du témoignage des natifs.
Page 300 - Les voyageurs ne sauraient trop se prémunir contre ces assentimens officieux, lorsqu'il veulent s'appuyer du témoignage des natifs. Pour mettre un alcade indien à l'épreuve, je lui demandai un jour, « s'il ne croyoit pas que la petite rivière de Caripe qui sort de la grotte de Guacharo, y rentre du côté opposé, par une ouverture inconnue, en remontant la pente de la montagne ». Après avoir eu l'air de réfléchir, il dit, pour étayer mon système : « Comment aussi, sans cela, y aurait-il...
Page 264 - Il rappelle que, dans les forêts de l'Amérique méridionale, « il existe des tribus d'indigènes qui, paisiblement réunies en villages, obéissent à des chefs, cultivent sur un terrain assez étendu des bananes, du manioc et du coton, et emploient ce dernier à tisser des hamacs...
Page 5 - ... et place sous la dépendance des ordres religieux des pays quatre ou cinq fois plus étendus que la France. Des institutions, si utiles pour arrêter l'effusion du sang et pour jeter les premières bases de la société, sont devenues par la suite contraires à ses progrès. L'effet de...
Page 5 - Il appartenoit à la religion de consoler l'humanité d'une partie des maux causés en son nom ; elle a plaidé la cause des indigènes devant les rois ; elle a résisté aux violences des commendataires ; elle a réuni des tribus errantes dans ces petites communautés que l'on appelle missions , et dont l'existence favorise les progrès de l'agriculture.
Page 279 - ... ils ne sont ni placés aussi obliquement, ni aussi petits que chez les peuples de race mongole... Cependant, le coin de l'œil est sensiblement relevé par en haut vers les tempes ; les sourcils sont noirs ou d'un...
Page 260 - La barbarie qui règne dans ces régions est peut-être moins due à une absence positive de toute civilisation qu'aux effets d'un long abrutissement... La plupart des hordes que nous désignons sous le nom de sauvages descendent probablement de nations jadis plus avancées dans la culture ». 2.
Page 271 - ... et l'anthropologie ne lui sont pas favorables. La langue est si peu le criterium d'une nationalité qu'un savant prussien de premier ordre, Alex, de Humboldt, s'exprime ainsi à ce sujet : « Dans le Nouveau » Monde, on observe une surprenante variété de langues » parmi les nations qui sont de même origine et que le » voyageur européen distingue à peine par leurs traits ;

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