L'unique et sa propriété

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L'en dehors, 1900 - Egoism - 449 pages
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Page 88 - Il ya quelque chose de terrible dans l'amour sacré de la patrie; il est tellement exclusif, qu'il immole tout sans pitié, sans frayeur, sans respect humain à l'intérêt public; il précipite Manlius; il immole ses affections privées ; il entraîne Régulus à Carthage , jette un Romain dans un abîme , et met Marat au Panthéon, victime de son dévouement.
Page 442 - Je vous le dis encore il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu.
Page 225 - Ce que tu as la force d'être, tu as aussi le droit de l'être. C'est de moi seul que dérive tout droit et toute justice; j'ai le droit de tout faire dès que j'en ai la force.
Page 449 - Tout Etre supérieur à Moi. que ce soit Dieu ou que ce soit l'Homme, faiblit devant le sentiment de mon unicité et pâlit au soleil de cette conscience. Si je base ma cause sur Moi, l'Unique, elle repose sur son créateur éphémère et périssable qui se dévore lui-même, et je puis dire : Je n'ai basé ma cause sur Rien.
Page 217 - L'Homme n'est qu'un idéal, et l'espèce n'est qu'une pensée. Etre un homme ne signifie pas représenter l'idéal de /'Homme, mais être soi, l'individu. Qu'aije à faire de réaliser l'humain en général ? Ma tâche est de me contenter, de me suffire à moi-même. C'est Moi qui suis mon espèce; je suis sans règle, sans loi, sans modèle, etc. Il se peut que je ne puisse faire de moi que fort peu de chose, mais ce peu est tout, ce peu vaut mieux que ce que pourrait faire de moi une force étrangère,...
Page 313 - Non, jusqu'ici on n'était que possesseur, assuré de la possession d'une parcelle, par la raison qu'on laissait les autres en possession d'une parcelle ; mais maintenant, tout m'appartient, je suis propriétaire de tout ce dont j'ai besoin et de tout ce que je puis prendre.
Page 217 - C'est moi qui suis mon espèce ; je suis sans règle, sans loi, sans modèle, etc. Il se peut que je ne puisse faire de moi que fort peu de chose, mais ce peu est tout, ce peu vaut mieux que ce que pourrait faire de moi une force étrangère, le dressage de la morale, de la religion, de la loi, de l'état, etc. Mieux vaut — s'il peut toutefois être question ici de mieux et de pire — mieux vaut, dis-je, un enfant indiscipliné qu'un enfant...
Page 251 - Caspar Schmidt) la font servir à justifier le plus monstrueux égoïsme. « Légitime ou illégitime, juste ou injuste, que m'importe ? Ce que me permet ma puissance, personne d'autre n'a besoin de me le permettre ; elle me donne la seule autorisation qu'il me faille. Le droit est une marotte dont nous a gratifié un fantôme ; la force, c'est moi-même, moi qui suis puissant, qui suis possesseur de la puissance (i).
Page 3 - ... effectivement en moi et que je n'ai aucunement à me plaindre de mon « vide ». Je ne suis pas le Rien dans le sens du vide, mais le Rien créateur, le Rien duquel moi, créateur, je tire tout. Loin d'ici donc, toute Cause qui n'est pas intégralement ma cause ! Mais, pensez-vous, Ma Cause du moins doit être « la bonne Cause » ! Qu'est-ce qui est bon, qu'est-ce qui est mauvais ? Je suis moi-même ma Cause, et je ne suis ni bon ni mauvais. Ni l'un ni l'autre n'ont un sens pour moi. Le divin...

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