Les soirées de l'orchestre

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Calmann Lévy, 1884 - Music - 428 pages
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Popular passages

Page 265 - Londres et celle de nos enfants pauvres de Paris, ne serait point due à l'alimentation, abondante et bonne chez les premiers, insuffisante et de mauvaise qualité chez les seconds. Cela est très-probable. Ces enfants anglais sont forts, bien musclés, et n'offrent rien de l'aspect souffreteux et débile que présente à Paris la jeune population ouvrière, épuisée par un mauvais régime alimentaire, le travail et les privations. Il est tout naturel que les organes vocaux participent chez nos...
Page 411 - Si j'avais voulu prouver que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, le lecteur aurait le droit de me dire, comme au singe de génie : tu es un méchant!
Page 118 - Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où Le héron au long bec emmanché d'un long cou : Il côtoyait une rivière.
Page 245 - C'étaient des fusées, des trémolo, des traits en sixtes et tierces redoublées à l'octave, des accords de dix notes, de triples trilles, une averse de sons, la grande pédale, le diable et son train. » M. Érard arrive ; il a beau faire, le piano, qui ne se connaît plus, ne le reconnaît pas davantage. Il fait apporter de l'eau bénite, il en asperge le clavier, rien n'y fait : preuve qu'il n'y avait point là de sortilège et que c'était un effet naturel des trente exécutions du même concerto.
Page 272 - Il y avait dans ce tissu d'harmonies des enchevêtrements de parties qui semblent impossibles, des soupirs, de vagues murmures comme on en entend parfois en rêve, et de temps en temps de ces accents qui, par leur intensité, ressemblent à des cris, saisissent le cœur à l'improviste, oppressent la poitrine et suspendent la respiration. Puis tout s'éteignait dans un decrescendo incommensurable, vaporeux, céleste; on eût dit un chœur d'anges partant de la terre et se perdant peu à peu dans...
Page 373 - ... de Beethoven, l'imposante majesté de l'âge et du talent de Spohr qui allait diriger l'exécution; l'ardeur juvénile et inspirée de Liszt qui parcourait les rangs, cherchant à échauffer le zèle des tièdes, à gourmander les indifférents, à communiquer à tous un peu de sa flamme...
Page 71 - Uuprez a été décidé. Ce n'était pourtant qu'un prélude des émotions que l'artiste devait exciter avant la fin de la soirée. On a admiré dans ce passage la sensibilité et la méthode unies à un organe d'une douceur enchanteresse ; restaient à connaître les accents dramatiques, les cris de la passion. Le trio du second acte est venu, et nous avons entendu avec une surprise presque égale à celle de l'auditoire qui du reste ne connaissait pas encore Duprez, l'audacieux artiste, chanter...
Page 399 - ... il croyait que pour certains élans du cœur humain il ya des accents mélodiques spéciaux qui seuls les expriment dans toute leur vérité, et qu'il faut à tout prix trouver, sous peine d'être faux, inexpressif, froid, et de ne point atteindre le but suprême de l'art. Il ne doutait...
Page 264 - Saint-Paul, dont les billets se vendent une demi-couronne et une demiguinéc, lui appartient aussi. Quoique toutes les places réservées au public soient en pareil cas enlevées longtemps d'avance, l'emplacement occupé par les enfants et le sacrifice qu'il faut faire d'une grande partie de l'église pour y établir les admirables dispositions dont je viens de parler, nuisent nécessairement beaucoup au résultat pécuniaire de la cérémonie. Les dépenses en sont d'ailleurs fort grandes. Ainsi...
Page 256 - Qu'il est grand, là surtout ! quand, puissance brisée, Des porte-clefs anglais misérable risée, Au sacre du malheur il retrempe ses droits; Tient au bruit de ses pas deux mondes en haleine, Et mourant de l'exil, gêné dans Sainte-Hélène, Manque d'air dans la cage où l'exposent les rois...

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