Valenciennes (1793)

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Léopold Cerf, 1894 - France - 359 pages
 

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Page 109 - ... l'honneur de la nation et la cause de la liberté. « Rappelez-vous, soldats, que le premier de vos titres est celui de citoyens; ne soyons pas pour notre patrie un fléau plus terrible que ne le seraient les ennemis euxmêmes; ils savent que la République ne peut exister sans vertus, et ils veulent, par les intrigues de leurs émissaires, en étouffer le germe parmi nous. Laissonsleur l'esprit de rapine et de cupidité; honorons-nous des vertus civiles encore plus que des vertus militaires;...
Page 237 - Gimnich, après deux conseils de guerre, se décida à capituler, et, le 21 octobre, la garnison sortit de la place avec les honneurs de la guerre et la promesse de ne pas servir pendant un an contre la France. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838.
Page 30 - ... se borne là, sans y rien ajouter; que si Dampierre remettait sur le tapis l'idée d'échanger la reine et la famille royale contre Beurnonville et les quatre commissaires, vous pourriez lui laisser entrevoir que ce projet serait peut-être goûté, si la proposition en était faite dans une forme valable et par des gens qui ont en main le pouvoir de l'exécuter.
Page 235 - ... bonnes, ne prendre des hommes, que le bon sens et la vertu, sans affecter de les imiter dans les petites choses, il nous donnera à vous et à moi une véritable consolation. Je serai ravi si mon frère peut gagner son cœur et sa confiance. Le cœur de mon frère est bon et désintéressé ; ainsi je ne doute point qu'il ne fasse tout ce qui dépendra de lui pour se faire aimer de M. de Laval, et pour entrer avec vous dans tout ce qui sera utile à M. votre fils.
Page 179 - République ; mais lorsque le succès de ses armes exigera que je reproche à un ministre son ignorance ou son inaptitude aux fonctions difficiles qu'elle lui a confiées, je ne croirai pas manquer à la République en me prononçant fortement contre lui. Le temps n'est plus où les généraux regardaient un ministre, même imbécile, comme un dieu.
Page 237 - Le service était pénible, et beaucoup d'hommes tombaient malades; néanmoins la garnison , toujours patiente , attendait son sort avec résignation, lorsque le conseil de guerre de la place, convaincu qu'il ne restait de vivres que pour quatre jours...
Page 12 - ... de souliers qu'ils allaient s'en défaire. D'aucuns offraient au juif leur habit et leur fusil. Ils traînaient à leur suite un immense troupeau de femmes, et l'on peut dire qu'il y avait presque autant de filles que de volontaires. « La quantité de femmes, marquait l'agent Defrenne à Bouchotte, est effrayante; ce sont autant de bouches infiniment coûteuses à la République, et nos soldats finiront par n'être plus propres à rien. » Gadolle assurait que des bataillons menaient avec eux...
Page 12 - il n'en fait pas plus de cas qu'on n'en fait ordinaire« ment de sa créature; » loin d'être obéis, ils ne sont pas même considérés, « et cela vient de ce qu'il a choisi « dans ses analogies, sans égard aux talents militaires ni « à la supériorité de la région morale1. » Par un effet naturel de l'élection, les grades ont été conférés aux braillards et aux démagogues. « Les intrigants, les grands « parleurs et surtout les grands buveurs l'ont emporté
Page 182 - Je suis obligé de vous rappeler souvent que vous vous placez toujours au temps des ministres de l'ancien régime. Ils se croyaient infaillibles ; mais, persuadez-vous enfin, que dans une République avec un ministre aussi peu instruit que vous de tout ce que vous devez savoir, puisque vous êtes chargé de ce ministère, non seulement un général, mais tout citoyen a le droit de vous instruire.
Page 144 - ... sions, lorsqu'elle oublie ses serments et ses de« voirs jusqu'à se liguer contre les représentants « du peuple. Si la loi n'est pas un point de rallie« ment, nos ennemis sont invincibles et la liberté « nous échappe. Dites aux bataillons de la Gironde, « qui veulent rentrer dans leurs foyers, que la « patrie les retient auprès de leurs drapeaux; à ce

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