Histoire de la catastrophe de Saint-Domingue: avec la correspondance des généraux Leclerc, (beau-frère de Bonaparte), Henry-Christophe (depuis roi d'Haïti), Hardy, Vilton, etc., certifiée conforme aux originaux déposés aux archives, par le lieutenant général Rouanez jeune, secrétaire d'État

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Librairie de Peytieux, 1824 - Haiti - 156 pages
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Page 108 - Gouverneur à qui j'ai dépêché un de mes aides-de-camp pour lui annoncer votre arrivée et celle de l'armée française et jusqu'à ce que sa réponse me soit parvenue, je ne puis vous permettre de débarquer. Si vous avez la force dont vous me menacez, je vous prêterai toute la résistance qui caractérise un général et si le sort des armes vous est favorable, vous n'entrerez dans la ville du Cap que lorsqu'elle sera réduite en cendres, et même sur ces cendres, je vous combattrai encore.
Page 107 - ToussaintLouverture, mon chef immédiat, de qui je tiens les pouvoirs dont je suis revêtu. Je veux bien croire que j'ai affaire à des Français, et que vous êtes le chef de l'armée appelée expéditionnaire, mais j'attends les ordres du gouverneur, à qui j'ai dépêché un de mes...
Page 105 - J'apprends avec indignation, citoyen général, que vous refusez de recevoir l'escadre et l'armée française que je commande, sous le prétexte que vous n'avez pas d'ordres du gouverneur général. « La France a fait la paix avec l'Angleterre, et le gouvernement envoie à Saint-Domingue des forces capables de soumettre des rebelles, si toutefois on devait en trouver à Saint-Domingue. « Quant à vous, citoyen général, je vous avoue qu'il m'en coûterait de vous compter parmi les rebelles. Je...
Page 113 - Songez que ce serait perpétuer ces maux jusqu'à la destruction entière de ce peuple, que de lui refuser la participation de ces lois nécessaires au salut de ces contrées.
Page 106 - La France a fait la paix avec l'Angleterre, et le gouvernement envoie à Saint-Domingue des forces capables de soumettre des rebelles, si toutefois on devait en trouver à Saint-Domingue. « Quant à vous, citoyen général, je vous avoue qu'il m'en coûterait de vous compter parmi les rebelles. Je vous préviens que si aujourd'hui vous ne m'avez pas fait remettre les forts Picolet, Belair et toutes les batteries de la côte, demain à la pointe du jour quinze mille hommes seront débarqués.
Page 108 - Domingue des forces capables de soumettre des rebelles, si l'on devait y en trouver : c'est vous qui venez pour en créer parmi un peuple paisible et soumis à la France, d'après les intentions hostiles que vous manifestez, et c'est nous fournir des arguments pour vous combattre que de nous parler de rébellion. Quant aux troupes qui, dites-vous, débarquent en ce moment, je ne les considère que comme des châteaux de cartes que le vent doit renverser. Comment pouvez-vous me rendre responsable...
Page 69 - Montrez-nous , guerriers magnanimes , Votre vertu dans tout son jour. Voyons comment vos cœurs sublimes Du sort soutiendront le retour. Tant que sa faveur vous seconde , Vous êtes les maîtres du monde ; Votre gloire nous éblouit ; Mais , au moindre revers funeste , Le masque tombe , l'homme reste , Et le héros s'évanouit.
Page vi - Ce passage des vengeances à la plus effrénée anarchie avoit élé vainement prévu. La lutte des passions , des partis , des factions qui naquirent de leurs barbares discordes , avança jusqu'à un certain point, dans ces hommes nouveaux, le développement de leur intelligence. Sans civilisation , ils reconnurent des droits et des devoirs; sans morale, ils se soumirent à des lois ; et, jaloux par instinct de leur indépendance, ils marchèrent et combattirent sous des chefs par nécessité. Ainsi,...
Page 106 - Port-Républicain, vous trouverez ci-joint ma proclamation ; elle exprime les intentions du gouvernement français ; mais rappelez-vous que, quelque estime particulière que votre conduite dans la colonie m'ait inspiré, je vous rends responsable de tout ce qui arrivera. » Le général en chef de l'armée de Saint-Domingue et capitaine général de la colonie Signé Leclerc Le général Christophe ne tint aucun compte de cette lettre.

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