Vers la Bérésina (1812): D'apres des documents nouveaux

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Plon-Nourrit et cie, 1908 - Napoleonic Wars, 1800-1815 - 327 pages
 

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Page 23 - Elle ne veut donner au»cune explication de son étrange conduite, que «les aigles françaises n'aient repassé le Rhin, lais»sant par là nos alliés à sa discrétion...
Page 234 - L'officier fit connaître ce qui s'était passé. L'empereur alors fit venir Berthier, et lui dit : « Il paraît que Junot n'en veut plus ; il n'a pas voulu tourner la position des Russes. Il est cause que nous avons eu une affaire très sanglante, que nous avons perdu Gudin.... Je ne veux plus qu'il commande les Westphaliens ; il faut le remplacer par Rapp, qui parle Allemand, et les mènera bien. » Le prince de Neufchâtel écrivit les ordres relatifs à ce changement; mais, dans les heures qui...
Page 23 - Elle nous place entre le déshonneur et la guerre : le choix ne saurait être douteux. Marchons donc en avant : passons le Niémen, portons la guerre sur son territoire. La seconde guerre de Pologne sera glorieuse aux armes françaises, comme la première.
Page 90 - Soldats! voilà la bataille que vous avez tant désirée ! Désormais la victoire dépend de vous ; elle nous est nécessaire , elle nous donnera l'abondance, de bons quartiers d'hiver et un prompt retour dans la patrie ! Conduisez-vous comme à Austerlitz, à Friedland, à Witepsk, à Smolensk, et que la postérité la plus reculée cite avec orgueil votre conduite dans cette journée ; que l'on dise de vous : « II était à cette grande bataille
Page 105 - ... étoupes qui avaient servi aux caissons russes ; les caissons de notre artillerie y étaient. Le danger était imminent ; on vint en prévenir l'empereur ; il se rendit sur les lieux. Le sol sur lequel se trouvaient nos caissons, était couvert d'étoupes enflammées. Le général Lariboisière donnait des ordres pour les faire sortir de l'arsenal, lorsque l'empereur y entra.
Page 263 - ... a une division à Mozyr, et probablement deux divisions avec lui ; que ces deux divisions ne doivent être composées que de troisièmes bataillons comme celles de Courlande, qui ont été culbutées si facilement par les Prussiens ; que deux cents chevaux italiens du vice-roi ont rencontré aussi quatre de ces bataillons, et les ont culbutés d'une charge ; que dans l'organisation générale de l'armée russe, nous savions que...
Page 167 - ... naguère si belle, se composait de malades et de soldats sans armes, que la misère privait de leur ancienne énergie. Tout paraissait conspirer contre nous, car si, grâce à l'abaissement de la température, le corps de Ney avait pu, quelques jours avant, échapper aux ennemis en traversant le...
Page 80 - Mon cousin, écrivez au duc de Bellune de se rendre de sa personne à Wilna, afin d'y voir le duc de Bassano, et d'y prendre connaissance des affaires et de l'état des choses; que je serai...
Page 300 - Si les Russes avaient tiré pendant la nuit, les traîneurs se seraient empressés de profiter du libre passage des ponts pour franchir la rivière; mais il n'en fut point ainsi. Le 28 , jour du glorieux combat du neuvième corps, vers cinq heures du soir , le feu cessa de part et d'autre. A neuf heures , le maréchal Victor commença son mouvement de retraite, et à une heure du matin, le corps entier avait passé dans un ordre parfait avec toute son artillerie , ne laissant sur la rive gauche qu'une...
Page 257 - Krasnoï le 15, ayant appris que l'armée russe était dans les environs , et que le corps d'Ojarowski se trouvait posté près de cette ville, et menaçait la gauche de la route, résolut de prouver aux Russes, par une attaque de nuit, que l'armée française, malgré les désastres qu'elle avait éprouvés, était toujours animée du même courage. A cet effet, il chargea le général Roguet, avec sa division de jeune garde, d'aller attaquer dans la nuit mémo le corps d'Ojarowski.

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