Annales, Volume 14

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Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes, 1894
 

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Page 227 - Maulandi fit tous ses efforts pour y retenir du monde, en promettant jusqu'à trois livres par tète aux milices, volontaires et autres du corps franc qui auraient voulu rester. 11 pria encore le major d'Ison d'y laisser un officier avec un détachement de son corps, pour y contenir et garder le poste et deux nombreuses compagnies de milices de Dolceacqua qui ne faisaient que d'arriver, ce que ledit major promit de faire. Le capitaine Maulandi partit ensuite pour faire sa relation à la Brigue et...
Page 285 - États d'Italie, et, dès lors, ce système serait dans l'esprit général de notre guerre. 11 en est des systèmes de guerre comme des sièges des places : réunir ses feux contre un seul point; la brèche faite, l'équilibre est rompu; tout le reste devient inutile et la place est prise.
Page 284 - Si elle avait de l'infanteria et de la cavalerie en suffisance, il lui manquerait : 1° De bons sous-officiers pour conduire tant de troupes dans un système attaquant ; 2° Des chevaux, des harnais, des voitures pour les charrois et vivres ; 3° Des équipages d'artillerie assortis, de la poudre et des voitures d'artillerie.
Page 281 - ... terrain pour faire diversion. Si nous prenons Démont et Coni et que nous puissions hiverner dans une partie du Piémont, au moyen des ressources que présente le pays, nous faisons une grande économie pour la République du côté des vivres, et, à la campagne prochaine, nous nous trouvons maîtres d'entrer et de rayer le roi des marmottes de la liste des tyrans. Si, au contraire, nous ne pouvions pas hiverner dans les places prises, au moins les détruirons-nous avant de nous retirer, pour...
Page 218 - ... de Suze, avant d'arriver à Turin ; or cette ville est très forte et, pour peu qu'elle fît résistance, les neiges nous couperaient nos communications et nous ne pourrions plus ramener notre artillerie, qui deviendrait la proie de l'ennemi. Si donc on veut attaquer le Piémont, c'est...
Page 218 - ... vient après le cours du Rhin, présente les mêmes difficultés à l'agresseur et les mêmes avantages à celui qu'on attaque. C'est donc encore une portion de la frontière sur laquelle on ne doit agir offensivement que dans les gorges qui offrent quelques passages praticables à l'ennemi, comme le Petit Saint-Bernard et les deux monts Cenis, postes dont il est essentiel de s'emparer. L'entrée en Piémont par cette chaîne de montagnes, qui...
Page 218 - C'est donc encore une portion de la frontière sur laquelle on ne doit agir offensivement que dans les gorges qui offrent quelques passages praticables à l'ennemi , comme le petit Saint-Bernard et les deux monts Cenis , postes dont il est essentiel de s'emparer. L'entrée en Piémont par cette chaîne de montagnes qui le sépare du...
Page 268 - ... la vallée de Sture, et les Barricades ont été envahies sans qu'une seule goutte de sang français ait été versée; les vils satellites du roi des marmottes ont fui à toutes jambes et avec une telle précipitation que nous n'avons pas même pu faire des prisonniers. Pour vous faire une idée juste de la nature de ce poste, voyez la description qu'en fait Saint-Simon, historien de la campagne de 1744.
Page 266 - ... sans coup férir ; car, pris de tout côté, l'ennemi périrait infailliblement et il n'aurait rien à gagner à jouer un pareil jeu avec nous; il n'est pas d'ailleurs assez brave pour cela. Si au contraire les colonnes sont faibles, il est possible que l'ennemi conçoive l'espoir de se défendre avec avantage et qu'il ne nous vende cher le passage que nous devons forcer. En attendant que toutes les troupes soient rendues sur les points convenus, nous cherchons à fixer l'attention de l'ennemi...

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