Souvenirs diplomatiques: L'Allemagne et l'Italie, 1870-1871, Volume 2

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Calmann Lévy, 1885 - Europe
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Page 25 - ... contraire. Nous sommes trop voisins de l'Italie, nous avons trop de ressemblance avec elle, nous lui avons rendu de trop grands services, pour qu'elle nous aime. L'ingratitude, en politique, est le premier des droits et des devoirs.
Page 70 - ... à Florence. Elle ferait plus : en faisant un acte d'un incontestable libéralisme, elle enlèverait une arme à son ennemi et elle opposerait une digue à ces...
Page 20 - Recevoir la Vénétie en cadeau de la France est humiliant pour nous, et tout le monde croira que nous avons trahi la Prusse. On ne pourra plus gouverner en Italie, l'armée n'aura plus de prestige. Tâchez de nous épargner la dure alternative d'une humiliation insupportable, ou de nous brouiller avec la France.
Page 70 - États-Pontificaux, il faudrait que les Italiens pussent y entrer de plein droit et de l'assentiment de l'Autriche et de la France. Jamais nous n'aurons les Italiens avec nous de cœur et d'âme si nous ne leur retirons pas leur épine romaine.
Page 126 - C'était bien peu pour le roi d'Italie, disposant de toutes les forces d'une grande nation, de briser les vieilles murailles de Rome et d'avoir raison de la faible armée pontificale. Mais ce qui est vraiment beau, vraiment grand, c'est d'avoir su, dans cette question délicate, allier si parfaitement avec les nécessités politiques tous les respects et tous les ménagements dus aux sentiments religieux...
Page 29 - D'autre part, le Saint-Siége a un intérêt égal , sinon plus fort, à cette réconciliation ; car si le Saint-Siége a des soutiens zélés parmi tous les catholiques fervents , il a contre lui tout ce qui est libéral en Europe. Il passe pour être en politique le représentant des préjugés de l'ancien régime et, aux yeux de l'Italie, pour être l'ennemi de son indépendance, le partisan le plus dévoué de la réaction.
Page 116 - Rome, au milieu d'une population surchauffée qui lui jetait des fleurs et des couronnes*. 1. « Les Italiens, disait une proclamation du roi, sont maîtres de leurs destinées, après leur dispersion pendant des siècles, dans la ville qui fut la capitale du monde. Ils sauront tirer, des restes de leur grandeur, l'augure d'une grandeur nouvelle et couronner de leur respect le Saint-Siège, cet empire spirituel qui arbora ses pacifiques enseignes, là...
Page 31 - Ainsi ce mode de gouvernement a les inconvénients, les faiblesses, les tyrannies, les désordres et les vices de la théocratie, de l'oligarchie, de l'aristocratie, de la démocratie, de la monarchie, de la république et de la domination étrangère.
Page 112 - Vous ne maintiendrez pas votre décision, dit-il, elle est trop en opposition avec votre passé politique. Elle blessera l'Italie sans aucun profit pour vous. — Est-ce une condition que vous me posez?
Page 21 - France n'avait obtenu de son intervention que d'avoir attaché à ses deux flancs deux voisins dangereux par leur puissance démesurément accrue. Tout le monde se dit que la grandeur est une chose relative , et qu'un pays peut être diminué, tout en restant le même, lorsque de nouvelles forces s'accumulent autour de lui.

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