Histoire de Rouen sous la domination anglaise au quinzième siècle

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1840
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Popular passages

Page 49 - ... vous, sire de Bourgogne, qui avez le gouvernement du roi et de son royaume, le grand haro, lequel signifie l'oppression qu'ils ont des Anglais ; ils vous mandent et font savoir par moi, que si, par faute de votre secours, il convient qu'ils soient sujets au roi d'Angleterre, vous n'aurez en tout le monde pires ennemis qu'eux, et, s'ils peuvent, ils détruiront vous et votre génération.
Page 100 - Par ma foi , sire, reprit-elle, révérence gardée, je vous ose bien dire et jurer , sur peine de ma vie , que c'est le plus noble Chrétien de tous les Chrétiens , et qui aime la foi et l'Eglise , et n'est point tel que vous dites.
Page 92 - Truand, lui dit-il, qui te fait si hardi de laisser approcher d'une église, sans licence, cette putain excommuniée? Je te ferai mettre en telle tour, que tu ne verras ni lune ni soleil d'ici à un mois, si tu le fais plus.
Page 124 - ... défenseurs, ne trouvaient de pitié que dans le prince qui les assiégeait. Il laissa passer une grande partie des bouches inutiles : Faudra-t-il donc, disait-il, que ce soit moi qui les nourrisse ? Il ne faut point que Paris soit un cimetière ;je ne veux point régner sur des morts. Et encore : Je ressemble à la vraie mère de Salomon ¡j'aimerais mieux n'avoir point de Paris, que de l'avoir déchiré en lambeaux. Paris ne fut délivré que par l'arrivée du prince de Parme, qui, par ses...
Page 51 - ... et, comme les Anglais n'avaient pas voulu les laisser passer, ces malheureux étaient demeurés dans les fossés de la ville , où ils s'efforçaient de se soutenir en mangeant des herbes sauvages; mais ils mouraient chaque jour par centaines ' . Lorsque les femmes de cette troupe affamée accouchaient, on leur descendait un panier du haut de la muraille; elles y plaçaient leur enfant, et, après qu'il avait été baptisé dans quelque église de la ville , on le leur redescendait ; car on ne...
Page 91 - ... à ce contraires. En tesmoing de ce , nous avons fait mettre nostre scel à ces présentes. Donné au Loriot le viij" jour de juillet, l'an de grâce mil quatre cens cinquante et deux.
Page 123 - Quercy, et à tous nos autres justiciers et officiers ou à leurs lieutenans, présens et à venir, et à chacun d'eux, si comme à luy appartiendra, que, de nos présens dons, libéralité, grâce, cession et transport, ils fassent nostred.
Page 86 - Rouen, j'ai grand peur que tu n'aies à souffrir de ma mort ». Ce cri de Jeanne évoque les pleurs de Jésus sur Jérusalem. Le double abandon que connut le Christ au moment d'expirer, à la fois des hommes et de son Père, ressemble à l'abandon de Jeanne au bûcher. D'autres analogies avaient frappé Péguy. Et je suis persuadé qu'il ya là quelque chose...
Page 224 - Pour tant de services rendus On te veut bailler la gabelle. Est-ce le loyer attendu Pour avoir si bien défendu La couronne des rois de France, Et pour avoir par tant de fois Remis...
Page 64 - chaque rue, on voyait des cadavres étendus et « des centaines de moribonds demandant du pain « àgrands cris, et pendant long-temps encore ils « mouraient si vite qu'on avait à peine le temps « de les enterrer. » Ce fut au milieu de cette population exténuée, que les Anglais prirent possession de la ville et arborèrent partout leurs étendarts , sur le Château, la bannière aux armes de France et d'Angleterre, sur la porte Saint-Hilaire, celle de la Trinité, sur la porte Cauchoise, celle...

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