Expédition de Gui de Dampierre à Tunis, en 1270

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L. Hebbelynck, 1853 - 17 pages
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Page 7 - ... et des fièvres pestilentielles causèrent de grands ravages dans le camp des chrétiens; il mourut tant de monde que l'on jetait les cadavres pêle-mêle dans les fossés. Louis IX cherchait à ranimer les chefs et les soldats par ses paroles et par l'exemple de la résignation; malheureusement il tomba lui-même malade de la dyssenterie. Aussi longtemps que ses forces le lui permirent, il veilla aux besoins de l'armée; mais le mal continua d'empirer, et le 25 août, à trois heures du soir,...
Page 6 - Sicile où son pouvoir n'était guère affermi. Quant à S'-Louis, il crut pouvoir convertir le roi de Tunis et conquérir un vaste pays à la foi chrétienne (i). Ce fut le 4 juillet 1270 que la flotte des croisés mit à la voile; le 8, le roi aborda au port de Cagliari en Sardaigne où, après quelques pourparlers avec les gens du château, il fit descendre à terre les malades déjà fort nombreux et qui furent laissés aux soins de Guillaume Breton et de Jean d'Aubergenville, huissiers. Le roi...
Page 9 - Sieile y aborda vers le milieu de la nuit suivante et le roi, ainsi que la reine de France, le samedi. Vers la fin de ce jour il s'éleva une tempête telle, que durant toute la journée du dimanche, les communications entre la terre et les vaisseaux furent, pour ainsi dire, impossibles. Toute la nuit du dimanche, tout le lundi et la nuit suivante, la tempête régna avec tant de force que les matelots assurèrent n'en avoir pas encore vu de pareille; les mats furent brisés, les ancres rompues et...
Page 7 - Charles d'Anjou aborda sur la côte d'Afrique au moment même où S'-Louis expirait, prit le commandement de l'armée, battit les Maures et s'avança jusque sous les murs de Tunis. Le bey, effrayé, envoya des députés chargés de solliciter la paix, et le 31 octobre, une trève de quinze ans fut conclue entre le bey d'une part, Philippe, roi de France, Charles, roi de Sicile, et Thibaut, roi de Navarre, d'autre part. Après que les prisonniers furent échangés, les croisés se préparèrent à...
Page 6 - ... seulement le -4 juillet 1270 que la flotte des croisés mit à la voile ; le 8, le roi aborda au port de Cagliari en Sardaigne, où , après quelques pourparlers avec les gens du château , il fit descendre à terre les malades , déjà fort nombreux , et qui furent laissés aux soins de Guillaume Briton et de Jean d'Aubergenville, huissiers. Le roi resta huit jours dans le port et ne sortit point des vaisseaux. Pendant ce temps arrivèrent le roi de Navarre , le comte de Flandre , le comte de...
Page 7 - III. gnaient à peine se mesurer avec de pareils ennemis; mais dans les lieux où ils étaient campés, ils avaient à redouter de plus grands périls que ceux de la guerre; cette contrée, si fertile à l'époque de la grande lutte entre Rome et Carthage, n'était plus qu'une solitude aride et brûlante; dès les premiers jours de leur arrivée, les croisés manquaient d'eau et n'avaient que des viandes salées pour nourriture; la dyssenterie et des fièvres pestilentielles causèrent de grands...
Page 6 - Seigneur, la galère du roi précédant un peu celle des autres. On prit terre, grâce à Dieu, mais avec si peu d'ordre que, suivant l'opinion commune, une centaine de braves guerriers auraient empêché ou du moins rendu fort difficile le débarquement tel qu'il s'opéra. Cependant les nôtres, ne trouvant point de résistance, campèrent dans une île qui leur offrit deux issues.
Page 3 - A ces noms il faut ajouter celui du comte de Flandre, Gui de Dampierre. Le pape Clément IV l'avait autorisé, par une bulle du 30 juillet 1268, à se faire remettre non seulement en Flandre, mais aussi dans les parties des diocèses de Cambrai, de Tournai et d'Arras, situées hors du royaume de France, toutes les dimes qui avaient été levées pour la croisade, et il se trouve mentionné dans le tableau des chevaliers croisés de la manière suivante : « Monsieur » Gui de Flandres soy vingtiesme,...
Page 9 - ... vaisseaux furent, pour ainsi dire, impossibles. Toute la nuit du dimanche, tout le lundi et la nuit suivante, la tempête régna avec tant de force que les matelots assurèrent n'en avoir pas encore vu de pareille; les mats furent brisés, les ancres rompues et d'énormes vaisseaux furent abimés au fond de la mer. Cette terrible tempête engloutit dix-huit vaisseaux grands, forts et neufs, avec tout leur équipage et leur charge, sans compter d'autres plus petits. Gui de Dampierre fut sans doute...

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