Vie de Jacob Vernet, théologien Genevois, 1698-1789

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G. Bridel, 1893 - 304 pages
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Page 278 - M. de Voltaire l'hospitalité dont , par une funeste indulgence, Genève use envers lui! Ce fanfaron d'impiété, ce beau génie et cette âme basse , cet homme si grand par ses talents , et si vil par leur usage, nous laissera de longs et cruels souvenirs de son séjour parmi nous. La ruine des mœurs, la perte de la liberté , qui en est la suite inévitable , seront chez nos neveux les monuments de sa gloire et de sa reconnoissance. S'il reste dans leurs cœurs quelque amour pour la patrie , ils...
Page 278 - Ainsi donc la satire , le noir mensonge et les libelles sont devenus les armes des philosophes et de leurs partisans! Ainsi paie M. de Voltaire l'hospitalité dont, par une funeste indulgence, Genève use envers lui ! Ce fanfaron d'impiété , ce beau génie et cette...
Page 132 - Vierges du mont Piérie, entendez-vous le nom que je vous donne ? Inspirezmoi. Je cours une longue carrière. Je suis accablé de tristesse et d'ennui. Mettez dans mon esprit ce charme et cette douceur que je sentais autrefois, et qui fuit loin de moi. Vous n'êtes jamais si divines que quand vous menez à la sagesse et à la vérité par le plaisir. Mais, si vous ne voulez point adoucir la rigueur de mes travaux, cachez le travail même...
Page 252 - Il serait, monsieur, bien satisfaisant pour nous de vous voir entrer dans nos vues, et concourir, quand les occasions s'en présenteront, avec tous nos gens de lettres, pour détourner notre jeunesse de l'irréligion qui la conduit toujours au libertinage.
Page 251 - La seule chose (je vous le dirai librement en vertu du titre d'ami dont vous m'honorez) la seule chose qui a un peu troublé la satisfaction générale de voir arriver parmi nous un homme aussi célèbre que vous...
Page 246 - Il me semble, en lisant les histoires, que la terre n'ait été faite que pour quelques souverains et pour ceux qui ont servi leurs passions; presque tout le reste est abandonné. Les historiens, en cela, ressemblent à quelques tyrans dont ils parlent; ils sacrifient le genre humain à un seul homme.
Page 133 - ... rien et que vous m'avez tout dit. Quand les eaux de votre fontaine sortent du rocher que vous aimez, elles ne montent point dans les airs pour retomber, elles coulent dans la prairie: elles font vos délices parce, qu'elles fontles délices des bergers.
Page 111 - ... timide devant vous sur une question importante. Je crois que dans le discours ordinaire, le vous est nécessaire, parce qu'il est d'usage, et qu'il faut parler aux hommes le langage établi par eux; mais dans ces mouvements d'éloquence où l'on doit s'élever au-dessus du langage vulgaire, comme quand on parle à Dieu...
Page 133 - Divines muses , je sens que vous m'inspirez , non pas ce -qu'on chante à Tempé sur les chalumeaux, ou ce qu'on répète à Délos sur la lyre: vous voulez que je parle à la raison ; elle est le plus parfait, le plus noble et le plus exquis de nos sens.
Page 253 - Mon cher monsieur, ce que vous écrivez sur la religion est fort raisonnable. Je déteste l'intolérance et le fanatisme; je respecte vos lois religieuses ; j'aime et je respecte votre république. Je suis trop vieux, trop malade, et un peu trop sévère pour les jeunes gens.

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