Les misérables, Volume 1

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Holt, 1908 - Ex-convicts - 566 pages
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Review: Les Misérables: Marius (Les Misérables #3)

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Review: Les Misérables: Marius (Les Misérables #3)

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marius is amazing on so many levels, you can't even imagine. i was truly blewn away when he went to courfeyrac AND ASKED FOR MONEY FOR THENARDIER. once in a blue moon you decide that it's ok to owe money to a friend and that is thenardier who makes you to make that decision?!!! amazing Read full review

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Popular passages

Page 2 - Tant qu'il existera, par le fait des lois et des mœurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civili'sation, des enfers, et compliquant d'une fatalité humaine la destinée qui...
Page 410 - Ce mot, gamin, fut imprimé pour la première fois et arriva de la langue populaire dans la langue littéraire en 1834. C'est dans un opuscule intitulé Claude Gueux que ce mot fit son apparition. Le scandale fut vif. Le mot a passé.
Page 148 - Il n'a pas de chemise sur le corps, pas de souliers 5 aux pieds, pas de toit sur la tête; il est comme les mouches du ciel qui n'ont rien de tout cela. Il a de sept à treize ans, vit par bandes, bat le pavé, loge en plein air, porte un vieux pantalon de son père qui lui descend plus bas que les talons, un vieux chapeau de quelque autre père 10 qui lui descend plus bas que les oreilles, une seule bretelle en lisière jaune, court, guette, quête, perd le temps, culotte des pipes, jure...
Page 296 - Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche, fusillé, taquinait la fusillade. Il avait l'air de s'amuser beaucoup. C'était le moineau becquetant les chasseurs. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l'ajustant. Il se couchait, puis se redressait, s'effaçait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait; reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait à la mitraille par...
Page 164 - LA vie devint sévère pour Marius. Manger ses habits et sa montre, ce n'était rien. Il mangea de cette chose inexprimable qu'on appelle de la -vache enragée. Chose horrible, qui contient les jours sans pain, les nuits sans sommeil, les soirs sans chandelle, l'âtre sans feu, les semaines sans travail, l'avenir sans espérance, l'habit percé au coude, le vieux chapeau qui fait rire les jeunes filles, la porte qu'on trouve fermée le soir parce qu'on ne paye pas son loyer, l'insolence du portier...
Page 296 - On eût dit le nain invulnérable de la mêlée. Les balles couraient après lui , il était plus leste qu'elles. Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cachecache avec la mort; chaque fois que la face camarde du spectre s'approchait, le gamin lui donnait une pichenette.
Page 295 - ... soudainement quelque chose qui remuait dans la fumée. Au moment où Gavroche débarrassait de ses cartouches un sergent gisant près d'une borne, une balle frappa le cadavre. — Fichtre! fit Gavroche. Voilà qu'on me tue mes morts. Une deuxième balle fit étinceler le pavé à côté de lui. Une troisième renversa son panier. Gavroche regarda, et vit que cela venait de la banlieue.
Page 98 - Alors, par une sorte d'instinct, pour sortir de cet état singulier qu'elle ne comprenait pas, mais qui l'effrayait, elle se mit à compter à haute voix un, deux, trois, quatre, jusqu'à dix, et quand elle eut fini, elle recommença. Cela lui rendit la perception vraie des choses qui l'entouraient. Elle sentit le froid à ses mains qu'elle avait mouillées en puisant de l'eau. Elle se leva.
Page 353 - En famille ! non. Je ne suis d'aucune famille, moi. Je ne suis pas de la vôtre. Je ne suis pas de celle des hommes. Les maisons où l'on est entre soi, j'y suis de trop. Il ya des familles, mais ce n'est pas pour moi. Je suis le malheureux ; je suis dehors. Ai-je eu un père et une mère ? j'en doute presque.
Page 98 - ... l'anse de fer achevait d'engourdir et de geler ses petites mains mouillées; de temps en temps elle était forcée de s'arrêter, et chaque fois qu'elle s'arrêtait l'eau froide qui débordait du seau tombait sur ses jambes nues.

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