Poètes grecs contemporains

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Calmann Lévy, 1881 - Greece - 303 pages
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Popular passages

Page 143 - sur la mort de l'amiral Miaoulis. «Non, il n'est pas tombé lorsqu'armé de la foudre il chassait devant lui cent vaisseaux orgueilleux; et les débris fumants de la frégate en poudre n'ont point enseveli ses restes glorieux. Cependant il fut grand à son heure dernière. Lorsqu'il eut reconnu la barque des enfers, il la vit sans trembler, de cette mine altière dont il fixait jadis les forts mouvants des mers. Notre Roi, déposant l'éclat de la couronne, vin t embellir l'horreur de ses derniers...
Page 250 - C'était un petit livre qu'il présenta au voyageur, en le priant de lui en lire quelque chose, et ce petit livre c'étaient les chansons de Rigas. Le voyageur les prend et se met, non à les chanter, mais simplement à les lire avec un peu de déclamation. Au bout d'un moment , il lève les yeux sur son auditeur ; mais quelle n'est pas sa surprise ? son auditeur n'est plus le même homme : son visage est enflammé, et tous ses traits peignent l'exaltation ; ses lèvres entr'ouvertes frémissent...
Page 144 - ... Couronné de laurier et de palme, son front de ses hauts faits garde le souvenir. Ennemi, ce beau front est immobile et calme. Pour la première fois viens le voir sans pâlir. De notre liberté le grand pilier succombe. Veuve, l'antique gloire, au milieu des débris, pour chacun de ses fils voit s'ouvrir une tombe que l'étranger hautain contemple avec mépris. Des faits de tes aieux conserve la mémoire, jeune race, étrangère à leurs guerriers exploits ; et si leurs monuments tombent en...
Page 187 - Zalokostas a trouvé la force, l'originalité, la popularité. M. Orphanidis au contraire, sous une forme empreinte d'une pureté antique, tend, par un singulier contraste, à s'éloigner des vieilles traditions; il s'efforce de donner un tour plus moderne à sa pensée ; il introduit quelques passions nouvelles dans l'action de son drame, et ses personnages ont quelque chose de moins exclusivement héroïque. Cette tendance à l'imitation des modernes que laissent entrevoir les poèmes de M. Orphanidis...
Page 143 - ... les boulets et sous la flamme noire l'horizon s'embraser et le ciel s'obsurcir. Debout sur le tillac de sa barque intrépide, d'une main il réglait son sillage incertain; de l'autre, aidant le brave, exhortant le timide, il opposait au nombre un courage d'airain. Il n'est plus! Couronné de laurier et de palme, son front de ses hauts faits garde le souvenir. Ennemi, ce beau front est immobile et calme. Pour la première fois viens le voir sans pâlir. De notre liberté le grand pilier succombe....
Page 250 - Le jeune homme plonge alors la main dans sa poitrine , et en tire quelque chose d'attache au bout d'une ficelle passée autour de son cou. C'était un petit livre qu'il présenta au voyageur, en le priant de lui en lire quelque chose, et ce petit livre c'étaient les chansons de Rigas. Le voyageur les prend et se met, non à les chanter, mais simplement à les lire avec un peu de déclamation. Au bout d'un moment , il lève les yeux sur son auditeur ; mais quelle n'est pas sa surprise ? son auditeur...
Page 250 - Estce pour la première fois que vous entendez lire ce petit livre? «lui demande le voyageur. « Non , répondit-il ; je prie tous les voyageurs qui passent de m'en lire quelque chose ; et j'ai déjà entendu tout cela.
Page 31 - Les patriotes voulaient allumer le feu de la révolte de tous les côtés à la fois, pour lui donner plus de puissance en lui donnant plus d'étendue. Le sang des premiers martyrs de la liberté n'a pas été répandu en vain : la Grèce, depuis, en a recueilli la glorieuse moisson. C'est au bataillon sacré que Kalvos adresse ces belles strophes: ...La fortune vous a ravi — les lauriers de la victoire — et vous a tressé de myrte — et de cyprès funéraires — une autre couronne. Mais lorsqu'on...
Page 149 - L'Egée aux flots silencieux dormait à l'horizon bleuâtre. Qu'on levât ou baissât les yeux, on découvrait partout des cieux, un ciel d'azur, un ciel d'albâtre. «La faible brise du printemps, dont la tiède et rare haleine soufflait ou mourait par instants, arrivait des sommets distants, embaumant la liquide plaine. «L'astre du jour, en se penchant sur les flots assoupis qu'il dore, couvre de flammes le couchant, et la mer est un vaste champ qu'un vaste...
Page 72 - Céphalonie. Ceux qu'il fustigeait le frappent à leur tour et l'excommunient; alors il les accable de nouveaux coups. Mais il n'entre pas dans mon cadre de parler des ouvrages en prose de M. Lascaratos, malgré leur verve et leur originalité. Nous les signalons pour expliquer le caractère batailleur du poète. La traduction des vers de M. Lascaratos est difficile, la lecture en est compliquée pour les Grecs eux-mêmes lorsqu'ils ne connaissent pas Céphalonie. C'est pourquoi il faut choisir non...

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