Poètes français: ou choix de poésies des auteurs du second et du troisième ordre, des XV, XVI, XVII, et XVIII siècles, avec des notices sur chacun de ces auteurs

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Ménard et Desenne, fils, 1825
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Page 93 - LE premier jour du mois de mai Fut le plus heureux de ma vie. Le beau dessein que je formai Le premier jour du mois de mai ! Je vous vis, et je vous aimai. Si ce dessein vous plut, Sylvie, Le premier jour du mois de mai Fut le plus beau jour de ma vie.
Page 246 - sans rien conclure, Un chat vint sur les fleurs de lis Etaler aussi sa fourrure. Oh ! oh ! dit un des magistrats, Ce chat prend-il la compagnie •Pour conseil tenu par les rats ? Non, reprit son voisin tout bas , C'est qu'il a flairé la bouillie Que l'on fait ici pour les chats. SUR
Page 194 - faisoit disputer le prêtre et le notaire. Que la bonté divine, arbitre de son sort, Lui donne le repos que nous rendit sa mort, Si du moins il s'est tu devant ce grand arbitre! Un jeune bachelier, bientôt docteur en titre, Doit, suivant une affiche, un tel jour, en tel lieu, Répondre à
Page 196 - pouvoir magique , Nous les montrent de loin sous des verres d'optique. Autour d'eux, nos vertus, nos biens, nos maux divers En bulles de savon, sont épars dans les airs ; Et le souffle des vents y promène sans cesse De climats en climats, le temple et la déesse. Elle fuit et revient. Elle place un mortel, Hier sur
Page 195 - dans un sage une folle manie ? La contrariété fait sortir le génie. La veine d'un caillou recèle un feu qui dort, Image de ces gens, froids au premier abord, Et qui dans la dispute, à chaque repartie, Sont pleins d'une chaleur qu'on n'avoit point sentie. C'est un bien, j'y consens. Quant
Page 82 - envoyé de ses cheveux blancs. Quoi! vous parlez de cheveux blancs! Laissons, laissons courir le temps; Que vous importe son ravage ? Les Amours sont toujours enfants, Et les Grâces sont de tout âge. Pour moi, Thémire , je le sens, Je suis toujours dans mon printemps , Quand je vous offre mon hommage; Si je n'avois que dix-huit ans, Je
Page 130 - pompe militaire, Des tonnerres d'airain , des gardes, des soldats, Tout présente à ses yeux l'image des combats : Mais cet éclat guerrier orne un séjour tranquille. .. Tu vois de la valeur, tu vois l'auguste asile, Lui dit Le Fort : jadis, pour soutenir ses jours, Réduit à mendier d'avilissants secours, Dans un pays ingrat, sauvé par son courage,
Page 190 - adoucir. Dors, etc. Mêlons nos tristes destinées Et vivons ensemble toujours. Deux victimes infortunées Se doivent de tendres secours : J'ai soin de tes jeunes années, Tu prendras soin de mes vieux jours. Dors, mon enfant, clos ta paupière, Tes cris me déchirent le cœur ; Dors, mon enfant, ta pauvre mère A bien
Page 192 - feu noir dans les yeux. Tel est le cœur humain : mais l'ardeur insensée D'asservir ses voisins à sa propre pensée, Comment la concevoir ? Pourquoi, par quel moyen Veux-tu que ton esprit soit la règle du mien ? Je hais surtout, je hais tout censeur incommode, Tous ces demi-savants gouvernés par la mode, Ces gens qui, pleins de feu,
Page 194 - venez voir, comme sur un théâtre, Une dispute en règle, un choc opiniâtre ; L'enthymème serré, les dilemmes pressants, Poignards à double lame, et frappant en deux sens; Et le grand syllogisme en forme régulière, Et le sophisme vain de sa fausse lumière; Des moines échauffés, vrai fléau des docteurs; De pauvres Hibernois complaisants

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