La vie et les mémoires du général Dumouriez, Volume 2

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Page 435 - La guerre ne peut être décidée que par un décret du corps législatif, rendu sur la proposition formelle et nécessaire du Roi, et sanctionné par lui.
Page 421 - ... à leur amour. Ces calomnies cependant ont pénétré jusque dans les cours étrangères; elles y ont été répétées par des Français, qui se sont volontairement exilés de leur patrie, au lieu d'en partager la gloire , et qui , s'ils n'en sont pas les ennemis, ont au moins abandonné leur poste de citoyen. Le roi vous charge, Monsieur, de déjouer leurs intrigues et leurs projets. Ces mêmes calomnies, en répandant les idées les plus fausses sur la révolution française, ont fait suspecter...
Page 419 - Le roi me charge, Monsieur , de vous mander que son intention la plus formelle est que vous manifestiez, ses sentimens sur la révolution et sur la constitution française à la cour où vous résidez. Les ambassadeurs et ministres de France près toutes les cours de l'Europe...
Page 436 - ... de maintenir cette constitution, est devenu dépositaire de la dignité et de la sûreté de la nation française : » Je conclus à ce que, forte de la justice de...
Page 419 - Majesté avait convoqué les états généraux de son royaume, et déterminé dans son conseil que les communes y auraient un nombre de députés égal à celui des deux autres ordres qui existaient alors. Cet acte de législation provisoire, que les obstacles du moment ne permettaient pas de rendre plus favorable, annonçait assez le désir de Sa Majesté de rétablir la nation dans tous ses droits.
Page 438 - Chaque nation a seule le pouvoir de se donner des lois , et le droit inaliénable de les changer. Ce droit n'appartient à aucune, ou leur appartient à toutes avec une entière égalité : l'attaquer dans une seule, c'est déclarer qu'on ne le reconnaît dans...
Page 432 - Kaunitz oppose à tant de faits une dénégation dénuée de toute vraisemblance; c'est à nous qu'il dit que les troubles des Pays-Bas sont suscités par les exemples de la France et par les coupables menées des Jacobins, comme si les troubles des Pays-Bas n'avaient pas précédé la révolution française ! comme s'il avait pu oublier que l'Assemblée constituante avait refusé de prendre aucune part à ces troubles ! »M. de Kaunitz ajoute : quant au concert dans lequel...
Page 443 - C'est donc l'humanité tout entière que des ministres esclaves osent flétrir de ce nom odieux ! » Mais, disent-ils, le roi des Français n'est pas libre Eh! n'est-ce donc pas être libre que de dépendre des lois de son pays?
Page 438 - Forcée de consentir à la guerre par la plus impérieuse nécessité, l'Assemblée nationale n'ignore pas qu'on l'accusera de l'avoir volontairement accélérée ou provoquée. » Elle sait que la marche insidieuse de la cour de Vienne n'a eu d'autre objet que de donner une ombre de vraisemblance à cette imputation , dont les puissances étrangères ont besoin pour cacher à leurs peuples les motifs réels de l'attaque injuste préparée contre la France...
Page 420 - ... cessé de les attaquer sans pouvoir les détruire ; ils n'existent plus. La nation souveraine n'a plus que des citoyens égaux en droits, plus de despote que la loi , plus d'organes que des fonctionnaires publics , et le roi est le premier de ces fonctionnaires : telle est la révolution française.