L'Allemagne sous Napoléon Ier (1804-1811)

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Didier et cie, 1897 - France - 484 pages
 

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Page 413 - Ses landwehrs, ses levées en masse, ses remparts créés par la rage impuissante des princes de la maison de Lorraine n'ont point soutenu vos regards. Les princes de cette maison ont abandonné leur capitale, non comme des soldats d'honneur qui cèdent aux circonstances et aux revers de la guerre, mais comme des parjures que poursuivent leurs propres remords. En fuyant de Vienne, leurs adieux à ses habitants ont été le meurtre et l'incendie; comme Médée, ils ont de leurs propres mains égorgé...
Page 291 - Toutefois j'embarquai fort mal toute cette affaire, je le confesse; l'immoralité dut se montrer par trop patente, l'injustice par trop cynique, et le tout demeure fort vilain, puisque j'ai succombé; car l'attentat ne se présente plus que dans sa hideuse nudité, privé de tout le grandiose, et des nombreux bienfaits qui remplissaient mon intention. La postérité...
Page 219 - Cette maniere de gouverner sera une barriere plus puissante, pour vous separer de la Prusse, que l'Elbe, que les places fortes et que la protection de la France. Quel peuple voudra retourner sous le gouvernement arbitraire prussien, quand il aura goüte les bienfaits d'une administration sage et liberale? Les peuples d'Allemagne, ceux de France, d'Italie, d'Espagne desirent l'egalite et veulent des idees liberales.
Page 117 - ... est incompatible avec la sûreté de la France... Les peuples de Hesse-Cassel seront plus heureux. Déchargés de ces immenses corvées militaires, ils pourront se livrer paisiblement à la culture de leurs champs; déchargés d'une partie des impôts, ils seront aussi gouvernés par des principes généreux et libéraux, principes qui dirigent l'administration de la France et de ses alliés. » Les accusations étaient justes, les promesses de dégrèvement un peu suspectes.
Page 219 - ... la protection de la France. Quel peuple voudra retourner sous le gouvernement arbitraire prussien quand il aura goûté les bienfaits d'une administration sage et libérale. Les peuples d'Allemagne, ceux de France, d'Italie, d'Espagne, désirent l'égalité et veulent des idées libérales. Voilà bien des années que je mène les affaires de l'Europe et j'ai eu lieu de me convaincre que le bourdonnement des priviléges était contraire à l'opinion générale.
Page 124 - ... troupes serait contre mon gré. Dites au général Brunswick qu'il sera traité avec tous les égards dus à un officier prussien , mais que je ne puis reconnaître , dans un général prussien, un souverain. S'il arrive que la maison de Brunswick perde la souveraineté de ses ancêtres , elle ne pourra s'en prendre qu'à l'auteur de deux guerres , qui , dans l'une , voulut saper jusque dans ses fondemens la grande capitale ; qui > dans l'autre , prétendit déshonorer deux cent mille braves.
Page 119 - Véritable Alcibiade , il aime les » grâces et les voluptés ; mais elles ne prennent jamais sur son > travail et sur ses devoirs même de convenance.
Page 76 - L'Empereur a fait réunir les officiers et leur a dit qu'il voyait avec peine que leur armée lui faisait la guerre ; qu'il n'avait pris les armes que pour assurer l'indépendance de la nation saxonne et s'opposer à ce qu'elle fût incorporée à la monarchie prussienne ; que son intention était de les renvoyer tous chez eux, s'ils...
Page 220 - Il fallait introduire le code Napoléon le plus promptement possible. « On ne manquera pas de faire des objections : opposezy une ferme volonté. Les membres du conseil de la régence qui ne sont pas de l'avis de ce qui a été fait en France pendant la révolution feront des représentations : répondez-leur que cela ne les regarde pas. » Cependant il fallait réserver « aux grands noms » une partie des charges de cour; Napoléon ne trouvait-il pas « qu'il n'y a que ces gens-là qui sachent...
Page 24 - États confédérés du Rhin, collectivement et séparément, une alliance, en vertu de laquelle toute guerre continentale, que l'une des parties contractantes aurait à soutenir, deviendra immédiatement commune à toutes les autres.

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