Histoire d'Alger: de son territoire et de ses habitants, de ses pirateries, de son commerce et de ses guerres, de ses moeurs et usages, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours

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A. Mame, 1851 - Algeria - 372 pages
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Page 200 - L'exercice de la religion mahométane restera libre ; la liberté des habitants de toutes classes, leur religion, leurs propriétés, leur commerce et leur industrie ne recevront aucune atteinte ; leurs femmes seront respectées, le général en chef en prend l'engagement sur l'honneur.
Page 200 - Alger, il y sera, lui et toute sa famille, sous la protection du général en chef de l'armée française. Une garde garantira la sûreté de sa personne et celle de sa famille. Le général en chef assure à tous les soldats de la milice les mêmes avantages et la même protection.
Page 111 - ... puis lutter pour voir la force d'un chacun, et mille autres sortes de brutalités. Je fus vendu à un pêcheur, qui fut contraint de se défaire bientôt de moi, pour n'avoir rien de si contraire que la mer, et depuis par le pêcheur à un vieillard, médecin spagirique, souverain tireur de quintessences, homme fort humain et traitable, lequel, à ce qu'il me disait, avait travaillé cinquante ans à la recherche de la pierre philosophale, et en vain quant à la pierre, mais fort heureusement...
Page 110 - Lion pour attraper les barques qui venaient de Beaucaire, où il y avait foire que l'on estime être des plus belles de la Chrétienté, ne nous eussent donné la chasse et attaqués si vivement que deux ou trois des nôtres étant tués et tout le reste blessé, et...
Page 111 - ... nos dents, palpant nos côtes, sondant nos plaies et nous faisant cheminer le pas, trotter et courir, puis tenir des fardeaux et puis lutter pour voir la force d'un chacun, et mille autres sortes de brutalités.
Page 114 - Regina, et plusieurs autres choses, en quoi elle prenait tant de plaisir, que c'était merveille : elle ne manqua pas de dire à son mari le soir, qu'il avait eu tort de quitter sa religion, qu'elle estimait extrêmement bonne, pour un récit que je lui avais fait de notre Dieu, et quelques louanges que j'avais chantées en sa présence : en quoi...
Page 113 - Quomodo cantabimus in terra aliéna des enfants d'Israël captifs en Babylone me fit commencer, avec la larme à l'œil, le psaume Super flumina Babylonis et puis le Salve, Regina, et plusieurs autres choses ; en quoi elle prit autant de plaisir que la merveille en fut grande.
Page 113 - Dieu pour retirer son mari de l'apostasie et le remettre au giron de l'Eglise, fit me délivrer de mon esclavage. Curieuse qu'elle était de savoir notre façon de vivre, elle me venait voir tous les jours aux champs où je fossoyais, et après tout me commanda de chanter louanges à mon Dieu.
Page 112 - Je fus donc avec ce vieillard depuis le mois de septembre 1605 jusques au mois d'août prochain qu'il fut pris et mené au grand sultan pour travailler pour lui, mais en vain, car il mourut de regret par les chemins. Il me laissa à un sien neveu, vrai anthropomorphite, qui me revendit tôt après la mort de son oncle, parce qu'il ouït dire comme M. de Brèves, ambassadeur pour le roi en Turquie, venait, avec bonnes et" expresses patentes du Grand Turc, pour recouvrer les esclaves chrétiens.
Page 357 - On se battit quatre jours et quatre nuits ; ce furent quatre grands jours, car ils ne commençaient pas et ne finissaient pas au son du tambour. Ce furent des jours noirs, car la fumée de la poudre obscurcissait les rayons du soleil, et les nuits étaient des nuits de feu éclairées par les flammes des bivouacs et par celles des amorces.

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