De l'esprit des lois, précédé de l'analyse de cet ouvrage par d'Alembert

Front Cover
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 327 - Quelques aumônes que l'on fait à un homme nu, dans les rues, ne remplissent point les obligations de l'état , qui doit à tous les citoyens une subsistance assurée , la nourriture , un vêtement convenable et un genre de vie qui ne soit pas contraire à la santé.
Page 225 - Dans un pays où l'on a le malheur d'avoir une religion que Dieu n'a pas donnée, il est toujours nécessaire qu'elle s'accorde avec la morale , parce que la religion , même fausse , est le meilleur garant que les hommes puissent avoir de la probité des hommes.
Page 242 - Je n'examinerai donc les diverses religions du monde que par rapport au bien que l'on en tire dans l'état civil, soit que je parle de celle qui a sa racine dans le ciel, ou bien de celles qui ont la leur sur la terre.
Page 288 - On vient nous mettre un béguin sur la tête , pour nous dire à chaque mot : Prenez garde de tomber; vous voulez parler comme vous , je veux que vous parliez comme moi.
Page 167 - Il mit une règle admirable dans sa dépense ; il fit valoir ses domaines avec sagesse , avec attention , avec économie ; un père de famille pourrait apprendre, dans ses lois, à gouverner sa maison ; on voit dans ses capitulaires la source pure et sacrée d'où il tira ses richesses.
Page 223 - ... mais par un nombre innombrable de fils; qui laisse derrière elle la justice humaine, et commence une autre justice ; qui est faite pour mener sans cesse du repentir à l'amour, et de l'amour au repentir ; qui met entre le juge et le criminel un grand médiateur, entre le juste et le médiateur un grand juge : une telle religion ne doit point avoir de crimes inexpiables.
Page 1 - Je le dis, et il me semble que je n'ai fait cet ouvrage que pour le prouver : l'esprit de modération 'doit être celui du législateur; le bien politique, comme le bien moral, se trouve toujours entre deux limites.
Page 231 - Un tel être pouvait à tous les instants oublier son créateur : Dieu l'a rappelé à lui par les lois de la religion; un tel être pouvait à tous les instants s'oublier lui-même : les philosophes l'ont averti par les lois de la morale; fait pour vivre dans la société , il y pouvait oublier les autres : les législateurs l'ont rendu à ses devoirs par les lois politiques et civiles.
Page 256 - . Voici donc le principe fondamental des lois politiques en fait de religion. Quand on est maître de recevoir dans un état une nouvelle religion , ou de ne la pas recevoir , il ne faut pas l'y établir; quand elle y est établie , il faut la tolérer.
Page 221 - Pendant que les princes mahométans donnent sans cesse la mort ou la reçoivent, la religion, chez les chrétiens, rend les princes moins timides , et par conséquent moins cruels.

Bibliographic information