Méditations poétiques

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C. Gosselin, 1823 - French poetry - 258 pages
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Popular passages

Page 3 - Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.
Page 105 - Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages. Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour ? O lac ! l'année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu'elle devait revoir, Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir...
Page 108 - O lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure ! Vous que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir...
Page 234 - SALUT, bois couronnés d'un reste de verdure. Feuillages jaunissants sur les gazons épars! Salut! derniers beaux jours! le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards. Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire; J'aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois. Oui, dans ces jours d'Automne où la nature expire, A ses regards voilés je trouve plus d'attraits; C'est l'adieu d'un...
Page 106 - Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence Tes flots harmonieux. Tout à coup des accents inconnus à la terre Du rivage charmé frappèrent les échos; Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère Laissa tomber ces mots : ' O temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices, Suspendez votre cours! Laissez-nous savourer les rapides délices Des plus beaux de nos jours ! 'Assez de malheureux ici-bas vous implorent: Coulez, coulez pour eux; Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent...
Page 234 - Ce soleil pâlissant, dont la foible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois! Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés je trouve plus d?attraits, C'est l'adieu d'un ami , c'est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais! Ainsi...
Page 53 - LORSQUE du Créateur la parole féconde, Dans une heure fatale, eut enfanté le monde Des germes du chaos, De son œuvre imparfaite il détourna sa face, Et d'un pied dédaigneux le lançant dans l'espace, Rentra dans son repos. Va...
Page 131 - La terre, ta bonté; les astres, ta splendeur. Tu t'es produit toi-même en ton brillant ouvrage! L'univers tout entier réfléchit ton image , Et mon âme à son tour réfléchit l'univers. Ma pensée , embrassant tes attributs divers , Partout autour de...
Page 31 - Le soir ramène le silence. Assis sur ces rochers déserts , Je suis dans le vague des airs Le char de la nuit qui s'avance. Vénus se lève à l'horizon ; A mes pieds l'étoile amoureuse De sa lueur mystérieuse Blanchit les tapis de gazon.
Page 131 - La voix de l'univers, c'est mon intelligence. Sur les rayons du soir, sur les ailes du vent, Elle s'élève à Dieu comme un parfum vivant; Et, donnant un langage à toute créature, Prête pour l'adorer mon âme à la nature. Seul, invoquant ici son regard paternel, Je remplis le désert du nom de l'Éternel; Et celui qui, du sein...

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