Récréations morales: contes à l'usage de la jeunesse

Front Cover
Didier, 1852 - 374 pages
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Common terms and phrases

Popular passages

Page 164 - J'ai froid," répondit Henri presque en pleurant. " — Et le froid vous fait oublier votre latin? A un autre. Celui qui vous suit est encore plus éloigné du poêle que vous ; nous verrons s'il en est assez désolé pour ne pas pouvoir expliquer." 'Le petit garçon dont il s'agissait sourit, expliqua couramment, analysa sans grelotter le sujet de la version, et obtint en récompense la permission de se rapprocher du poêle, tandis que Henri, se sentant humilié et se croyant gelé, trouvait encore...
Page 156 - ... avait douze ans, et n'était jamais sorti de la maison paternelle ; son éducation avait été soignée de bonne heure, et il n'était bruit dans la famille que de sa facilité et de sa mémoire : c'était, au fait, un excellent petit garçon, attentif dans ses études, jaloux de satisfaire des parents qui s'occupaient sans cesse de lui, et même assez complaisant pour son frère cadet, le petit Paul, qui, plus jeune et moins appliqué, le respectait comme un oracle. Ce n'était pas sans regret...
Page 161 - Pourquoi n'êtes- vous pas rentré avec tous les autres ? lui dit le maître. — Je cherchais ma bille que j'avais perdue. — Il fallait la laisser : nous n'attendons personne. — Mais pourtant, si je n'ai pas entendu, je ne peux pas écrire. — Faites comme vous voudrez." Et il continua à dicter. Les écoliers riaient de l'embarras de Henri, qui, tout déconcerté, se mit à sa place et perdit encore cinq minutes à arranger son papier, sa plume, son encrier ; de sorte que, lorsqu'il commença...
Page 156 - ... le petit Paul, qui, plus jeune et moins appliqué, le respectait comme un oracle. Ce n'était pas sans regret que Henri s'éloignait de son père, de sa mère, de sa grand'maman et de Paul ; il avait demandé, en partant, quel jour on viendrait le voir; mais, à mesure qu'il approchait du collège, l'idée des nombreux camarades qu'il allait trouver, des jeux auxquels il s'associerait, des prix qu'il remporterait, animait et charmait sa jeune tête. On arriva : son oncle, qui lui avait servi...
Page 169 - Henri étonné et pleurant : en deux minutes ils reparaissent, portant tous leurs chapeaux à la main, et les voilà qui emboîtent les chapeaux les uns dans les autres, en formant une pile de trois à quatre pieds d'élévation, et enfoncent cet échafaudage de chapeaux sur la tête de Henri, qui ne sait que pleurer pendant qu'ils rient aux éclats de sa ridicule figure. Enchantés de leur invention, ils veulent la perfectionner, quittent leurs vestes, et forcent le pauvre Henri à les enfiler l'une...
Page 158 - ... besoin pour m'amuser au collège, et « je veux les retrouver ici quand je viendrai. » — Comment s'amuser maintenant? Il ne connaît aucun de ses nouveaux camarades; aucun d'eux ne fait attention à lui: il est à l'écart, regardant du coin de l'œil tant de richesses entassées, tout échauffé de la joie bruyante qu'elles excitent, et désolé de n'avoir rien à y ajouter pour prendre ensuite sa part du tout. En mettant tristement sa main dans sa poche pour en tirer son mouchoir, il y découvrit...
Page 159 - J'en ai cinq autres." Et il s'empressa d'ouvrir la main pour les faire voir. " Edouard, Edouard," s'écria le petit gardon eu en appelant un autre, "viens donc voir ces billes d'agate ; il en a six. Comment t'appelles-tu ? — Henri. — C'est Henri qui les a. Viens donc, nous jouerons aux billes avec lui." Edouard accourut. Henri, enchanté, leur donna deux billes à chacun, et ils jouèrent ensemble. Bientôt il fallut changer d'amusement ; mais la connaissance était faite ; Henri avait fourni...
Page 155 - C'était le lendemain du premier jour de l'an ; cette belle journée avait passé comme un éclair ; Henri allait entrer au collège. Il avait douze ans, et n'était jamais sorti de la maison paternelle ; son éducation avait été soignée de bonne heure, et il n'était bruit dans la famille que de sa facilité et de sa mémoire : c'était, au fait, un excellent petit garçon, attentif dans ses études, jaloux de satisfaire des parents qui s'occupaient sans cesse de lui, et même assez complaisant...
Page 165 - Henri s'aperçut bientôt qu'on pouvait se réchauffer en plein air, en glissant sur la glace et en se roulant dans la neige. On remonta pour dessiner : Henri se préparait à un petit triomphe ; il avait apporté deux têtes comme échantillon de son talent, et ses camarades à qui il s'était empressé de les montrer en avaient été émerveillés : le maître de dessin les trouva fort bien aussi, lui donna un modèle d'une difficulté proportionnée à sa force, et la leçon commença. Les élèves...
Page 167 - Henri ne voulut pas du bœuf: il s'attendait à une entrée, mais l'entrée ne parut pas ; et sans un plat d'épinards, Henri, qui demandait toujours, " Qu'avonsnous encore?" n'aurait pas dîné. Au dessert on apporta des pommes ; elles firent le tour de la table, et chacun en prit une : Henri avait jeté de loin son dévolu sur une grosse pomme rouge ; elle fut prise par le premier qui entama l'assiette : Henri fit un soupir et lorgna une seconde pomme belle encore ; elle disparut de nouveau : à...

Bibliographic information