Histoire de France, Volume 2

Front Cover
Chamerot, 1861 - France
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Contents

Common terms and phrases

Popular passages

Page 81 - Je m'avoue, il est vrai, s'il faut parler ainsi, Papillon du Parnasse, et semblable aux abeilles A qui le bon Platon compare nos merveilles. Je suis chose légère, et vole à tout sujet : Je vais de fleur en fleur, et d'objet en objet; A beaucoup de plaisir je mêle un peu de gloire, J'irais plus haut peut-être au temple de Mémoire, Si dans un genre seul j'avais usé mes jours; Mais quoi 1 je suis volage en vers comme en amours.
Page 212 - Cette trompette libératrice de l'Archange, qu'on avait cru entendre en l'an 1000, elle sonna un siècle plus tard dans la prédication de la Croisade. Au pied de la tour féodale qui l'opprimait de son ombre, le village s'éveilla. Cet homme impitoyable qui ne descendait de son nid de vautour que pour dépouiller ses vassaux, les arma lui-même, les emmena, vécut avec eux, souffrit avec eux ; la communauté dos misères amollit son cœur.
Page 301 - — « Le voici, répondit Becket, mais il n'ya pas de traître ici ; que venez-vous faire dans la maison de Dieu avec un pareil vêtement? Quel est votre dessein?
Page 103 - C'est justement parce que la centralisation est puissante, la vie commune, forte et énergique, que la vie locale est faible. Je dirai même que c'est là la beauté de notre pays. Il n'a pas cette tête de l'Angleterre monstrueusement forte d'industrie, de richesse ; mais il n'a pas non plus le désert de la haute Ecosse, le cancer de l'Irlande. Vous n'y trouvez pas, comme en Allemagne et en Italie, vingt centres de science et d'art ; il n'en a qu'un, un de vie sociale. L'Angleterre est un empire,...
Page 452 - ... croix que j'arrache de mes épaules, je vous la rends... Mais à présent, continua-t-il, vous ne pouvez nier que je ne sois dans la pleine jouissance de toutes mes facultés ; rendez-moi donc ma croix ; car celui qui sait toute chose sait aussi qu'aucun aliment n'entrera dans ma bouche jusqu'à ce que j'aie été marqué de nouveau de son signe. » — « C'est le doigt de Dieu, s'écrièrent tous les assistants; ne nous opposons plus à sa volonté. » Et personne, dès ce jour, ne Contredit...
Page 40 - Calais, les préparatifs et les circonstances d'un passage de mer conduisent gnuiuellemtot l'esprit à l'idée d'un changement ; mais ici, sans passer une ville,. une barrière, ou même une muraille, on entre dans un nouveau monde. Des pauvres et misérables routes de la Catalogne, vous passez tout d'un coup sur une noble chaussée, faite avec toute la solidité et la magnificence qui distinguent les grands chemins de France : au lieu de ravines, il ya des ponts bien bâtis, et d'un pays s;m\ ;ige,...
Page 140 - C'était fait du christianisme, si l'église, amollie et prosaïsée dans le mariage, se matérialisait dans l'hérédité féodale. Le sel de la terre s'évanouissait, et tout était dit. Dès-lors, plus de force intérieure, ni d'élan au ciel. Jamais une telle église n'aurait soulevé la voûte du chœur de Cologne, ni la flèche de Strasbourg; elle n'aurait enfanté ni l'âme de saint Bernard, ni le pénétrant génie de saint Thomas.
Page 301 - Dans ce moment il reçut par derrière un coup de plat d'épée entre les épaules ; et celui qui le lui porta lui dit : " Fuis, ou tu es mort." Il ne fit pas un mouvement ; les hommes d'armes entreprirent de le tirer hors de l'église, se faisant scrupule de l'y tuer. Il se débattit contre eux, et déclara fermement qu'il ne sortirait point, et les contraindrait à exécuter sur la place même leurs intentions ou leurs ordres.
Page 302 - Un homme d'armes , appelé Guillaume Mautrait, poussa du pied le cadavre immobile, en disant : » Qu'ainsi meure le traître qui a troublé le royaume et fait insurger les Anglais.
Page 107 - L'histoire alors regarde la terre, et la race elle-même, si puissamment influencée par la terre. Peu à peu la force propre qui est en l'homme le dégagera, le déracinera de cette terre. Il en sortira, la repoussera, la foulera ; il lui faudra, au lieu de son village natal, de sa ville, de sa province, une grande patrie, par laquelle il compte lui-même dans les destinées du monde. L'idée de cette patrie...

Bibliographic information