Lettres de M. de Voltaire et de sa célèbre amie: suivies d'un petit poëme, d'une lettre de J. J. Rousseau, & d'un paralelle entre Voltaire et J. J. Rousseau

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chez Cailleau, 1782 - Authors, French - 75 pages
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Page 14 - J'ai été cruellement payée de tout ce que j'ai fait à Fontainebleau; j'ai ramené à bien l'affaire du monde la plus difficile. Je procure à M. de Voltaire un retour honorable dans sa patrie; je lui rends la bienveillance du ministère; je lui rouvre le chemin des Académies '; enfin, je lui rends en trois semaines tout ce qu'il avait pris à tâche de perdre depuis six ans. Savez-vous comment il récompense tant de zèle, tant d'attachement?
Page 32 - L'infâme vieille avait pour nom Vachine a ; C'est sa Circé, sa Didon , son Alcine. L'aversion pour la terre et les cieux Tient lieu d'amour à ce couple odieux. Si quelquefois, dans leurs ardeurs secrètes, Leurs os pointus joignent leurs deux squelettes , Dans leurs transports ils se pâment soudain Du seul plaisir de nuire au genre humain.
Page 22 - C'est un des hommes que j'aie jamais connus le plus aimable, le plus instruit et le plus doux à vivre. J'espère qu'il vous dira du bien de moi et je vous prie de ne pas lui en dire de mal. Si vous vous intéressez encore un peu à moi je vous conterai une petite anecdote littéraire qui me regarde, mais cette lettre a déjà près de quatre pages. J'ai peur qu'elle ne vous empêche de me répondre, je vous plains, mais si vous connaissez encore l'amitié vous ne pouvez être à plaindre. Mais serez-vous...
Page 23 - ... j'ai peur qu'elle ne vous empêche de me répondre : je vous plains; mais si vous connaissez encore l'amitié, vous ne pouvez être à plaindre. Mais serez-vous toute votre vie à Toulouse? Adieu.
Page 32 - C'eft de Roufleau le digne & noir palais. Là fe tapit ce fombre énergumène , Cet ennemi de la nature humaine , Pétri d'orgueil & dévoré de fiel ; II fuit le monde, & craint de voir le ciel.
Page 14 - Savez-vous comment il récompense tant de zèle, tant d'attachement ? En partant pour Berlin. Il m'en mande la nouvelle avec sécheresse, sachant bien qu'il me percera le cœur, et il m'abandonne à une douleur qui n'a point d'exemple, dont les autres n'ont pas d'idée et que votre cœur seul peut comprendre. Je me suis échauffé le sang à veiller.
Page 15 - ... dans le temps où je ne pouvais plus la supporter. Croirez-vous que l'idée qui m'occupe le plus dans ces moments funestes, c'est la douleur affreuse où sera M. de Voltaire, quand l'enivrement où il est de la cour de Prusse sera diminué; je ne puis soutenir l'idée que mon souvenir sera un jour son tourment. Tous ceux qui m'ont aimé ne doivent jamais le lui reprocher. Au nom de la pitié et de l'amitié, écrivez-moi à Bruxelles tout simplement; je recevrai encore votre lettre, et s'il me...
Page 31 - C'est le soutien de mon culte éternel. Toujours il tourne, et jamais ne rencontre; II vous soutient et le pour et le contre Avec un front de pudeur dépouillé. Cet étourdi souvent a barbouillé De plats romans , de fades comédies , Des opéras, de minces mélodies: Puis il condamne en style entortillé Les opéras, les romans, les spectacles. Il vous dira qu'il n'est point de miracles; Mais qu'à Venise il en a fait jadis. Il se connaît finement en amis; II les embrasse et pour jamais les quitte.
Page 27 - ... retour. Cela empoisonne toute la douceur de ma vie. Vous voyez que vos lettres et les marques de votre amitié me deviennent tous les jours plus nécessaires. M. de Maupertuis me voit souvent, il est extrêmement aimable, il me semble que vous le connaissez peu, mais sûrement si vous le connaissiez davantage vous en feriez cas. Il prétend qu'il m'apprendra la géométrie. Mon voyage a fort retardé le projet, je commence à le reprendre. Je lis l'anglais assez bien à présent, mais je n'ai...

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