Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau Continent: fait en 1799, 1800, 1801, 1802, 1803 et 1804 par Al. de Humboldt et A. Bonpland, Volume 6

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Libr. grecque, latine, allemande [puis:], 1820
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Contrairement à ce qui est indiqué dans le sous-titre, le récit de voyage proprement dit s'arrête autour du 20 avril 1801 lorsque les deux voyageurs, de retour de leur séjour sur l'île de Cuba, se dirigent vers Barancas Nuevas pour s'embarquer sur le Rio Magdalena (t. 12, p . 392). Par rapport à l'éd. orig. in-quarto, cette éd. "économique" in-octavo est donc incomplète.
 

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Page 109 - Nous eûmes de la peine à nous faire une idée de cette » pèche extraordinaire; mais bientôt nous vîmes nos guides revenir » de la savane, où ils avaient fait une battue de chevaux et de mulets » non domptés ; ils en amenèrent une trentaine qu'on força d'entrer » dans la mare. « Le bruit extraordinaire causé par le piétinement des chevaux » fait sortir les poissons de la vase et les excite au combat. Ces » anguilles, jaunâtres et livides, semblables à de grands serpents » aquatiques,...
Page 110 - D'autres, haletants, la crinière hérissée, les yeux hagards et exprimant l'angoisse, se relèvent et cherchent à fuir l'orage qui les surprend : ils sont repoussés par les Indiens au milieu de l'eau. Cependant un petit nombre parvient à tromper l'active vigilance...
Page 118 - ... qu'il est impossible de prononcer sur la nature du sentiment qu'on éprouve. Je ne me souviens pas d'avoir jamais reçu, par la décharge d'une grande bouteille de Leyde, une commotion plus effrayante que celle que j'ai ressentie en plaçant imprudemment les deux pieds sur un Gymnote que l'on venoit de retirer de l'eau.
Page 111 - Nous ne doutions pas que la pêche ne se terminât par la mort successive des animaux qu'on y emploie ; mais peu à peu l'impétuosité de ce combat inégal diminue ; les gymnotes , fatigués , se dispersent. Ils ont besoin d'un long repos et d'une nourriture abondante pour réparer ce qu'ils ont perdu de force galvanique. Les mulets et les chevaux parurent moins effrayés ; ils ne hérissaient plus la crinière ; leurs yeux exprimaient moins l'épouvante.
Page 110 - Par leurs cris sauvages et la longueur de leurs joncs , ils empêchent les chevaux de se sauver, en atteignant la rive du bassin. Les anguilles , étourdies du bruit , se défendent par la décharge réitérée de leurs batteries électriques. Pendant long-temps elles ont l'air de remporter la victoire. Plusieurs chevaux succombent à la -violence des coups invisibles qu'ils reçoivent...
Page 113 - Le dessous de la tête est jaune, mêlé de rouge. Deux rangées de petites taches jaunes sont placées symétriquement le long du dos, depuis la tête jusqu'au bout de la queue. Chaque tache renferme une ouverture excrétoire : aussi la peau de l'animal est constamment couverte d'une matière muqueuse, qui, comme Volta l'a prouvé , conduit l'électricité vingt à trente fois mieux que l'eau pure. Il est , en...
Page 110 - Cependant un petit nombre parvient à tromper l'active vigilance des pêcheurs; on les voit gagner la rive, broncher à chaque pas, s'étendre dans le sable , excédés de fatigue et les membres engourdis par les commotions électriques des gymnotes. « En moins de cinq minutes , deux chevaux étaient noyés. L'anguille, ayant cinq pieds de long et se pressant contre le ventre des chevaux, fait une décharge de toute l'étendue de son organe électrique : elle attaque à la fois le cœur, les viscères...
Page 114 - Chaque tache renferme une ouverture excrétoire : aussi la peau de l'animal est constamment couverte d'une matière muqueuse, qui, comme Volta l'a prouvé , conduit l'électricité vingt à trente fois mieux que l'eau pure. Il est , en général , assez remarquable qu'aucun des poissons électriques découverts jusqu'ici dans les différentes parties du monde ne soit couvert d'écailles.
Page 115 - ... dissous dans l'eau. Ils ne suspendent pas leur respiration dans l'air , mais ils absorbent l'oxygène gazeux, comme fait un reptile muni de poumons. Il est connu qu'on engraisse des carpes en les nourrissant hors de. l'eau , et en leur mouillant de temps en temps les ouïes avec de la mousse humide pour empêcher qu'elles ne se dessèchent. Les poissons écartent leurs opercules dans le gaz oxygène plus que dans l'eau. Cependant leur température ne s'élève pas , et ils vivent également long-temps...
Page 110 - Ces anguilles jaunâtres et livides, semblables à de grands serpens aquatiques, nagent à la surface de l'eau, et se pressent sous le ventre des chevaux et des mulets. Une lutte entre des animaux d'une organisation si différente offre le spectacle le plus pittoresque. Les indiens, munis de harpons et de roseaux longs et minces, ceignent étroitement la mare ; quelques-uns d'entre eux montent sur les arbres, dont les branches s'étendent horizontalement au-dessus de la surface de l'eau. Par leurs...

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