Les disciples a Saïs, et les Fragments de Novalis

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P. Lacomblez, 1895 - German fiction - 249 pages
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Page ix - ... et tout flottait de nouveau, comme autrefois, devant les yeux ». En vérité, c'est qu'il est difficile d'interroger son âme et de reconnaître sa petite voix d'enfant au milieu des clameurs inutiles qui l'entourent. Et, cependant, que les autres efforts de l'esprit importent peu quand on y songe, et comme notre vie ordinaire se passe loin de nous! On dirait que là-bas n'apparaissent que nos semblables des heures vides, distraites et stériles ; mais ici, c'est le seul point fixe de notre...
Page xxii - Le mysticisme allant au delà de la science positive et de la spéculation rationnelle, a tout autant de formes diverses qu'il ya de mystiques éminents. Mais sous toutes ses formes il a deux ambitions qui sont les mêmes : celle d'arriver dans ses études métaphysiques jusqu'à l'intuition, et dans ses pratiques morales jusqu'à la perfection. La science la plus haute et la moralité...
Page xviii - C'est sur ces hauteurs seules qu'il ya des pensées que l'âme peut avouer et des idées qui lui ressemblent et qui sont aussi impérieuses qu'elle-même. C'est là que l'humanité a régné un instant, et ces pics faiblement éclairés sont peut-être les seules lueurs qui signalent la terre dans les espaces spirituels. Leurs reflets ont vraiment la couleur de notre âme. Nous sentons que les passions de l'esprit et du cœur, aux yeux d'une intelligence étrangère, ressembleraient à des querelles...
Page v - J'ai vu miroiter à l'horizon des œuvres de Ruysbroeck les pics les plus bleuâtres de l'âme, tandis qu'en celles d'Emerson les sommets plus humbles du cœur humain s'arrondissaient irrégulièrement. Ici, nous nous trouvons sur les crêtes aiguës et souvent dangereuses du cerveau ; mais il ya des retraites pleines d'une ombre délicieuse entre les inégalités verdoyantes de ces crêtes, et l'atmosphère y est d'un inaltérable cristal.
Page xviii - ... ne faut pas que notre humanité s'agite exclusivement au fond de soi comme un troupeau de taupes. Il importe qu'elle vive comme si un jour elle devait rendre compte de sa vie à des frères aînés. L'esprit replié sur lui-même n'est qu'une célébrité locale qui fait sourire le voyageur. Il ya autre chose que l'esprit, et ce n'est pas l'esprit .qui. nous allie à l'univers.- Il est temps qu'on ne le confonde plus avec l'âme. Il ne s'agit pas de ce qui se passe entre nous, mais de ce qui...
Page 81 - Ainsi l'univers est en réalité une communication, une manifestation de l'esprit. Le temps n'est plus où l'esprit de Dieu était compréhensible; et le sens du monde est perdu.
Page xv - Le grand poète nous fait sentir notre propre valeur, et alors nous estimons moins ce qu'il a réalisé. La meilleure chose qu'il nous apprenne c'est le dédain de tout ce qu'il a fait. Shakespeare nous emporte en un si sublime courant d'intelligente activité qu'il nous suggère l'idée d'une richesse à côté de laquelle la sienne semble pauvre, et alors nous sentons que l'œuvre sublime qu'il a créée, et qu'à d'autres moments nous élevons à la hauteur d'une poésie existant par elle-même,...
Page 161 - Une union qui est conclue même pour la mort est un mariage qui nous donne une compagne pour la Nuit. C'est dans la mort que l'amour est le plus doux ; pour le vivant, la mort est une nuit de noces, un secret de doux mystères.
Page 140 - Novalis, que depuis longtemps l'association de la volupté, de la religion et de la cruauté n'ait pas rendu les hommes attentifs à leur parenté intime et à leur tendance commune.

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