Ballades et chants populaires (anciens et modernes) de l'Allemagne

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C. Gosselin, 1841 - Ballads, French - 438 pages
 

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Popular passages

Page 244 - Pour ravaler la noble image de l'humanité, la raillerie t'a traînée dans la plus épaisse poussière ; l'esprit moqueur est en lutte éternelle avec le beau ; il ne croit ni à l'ange, ni à Dieu ; il veut ravir au cœur ses trésors, il combat l'illusion et blesse la foi.
Page 98 - Hard dans la cave du ciel, les anges font des pains et des craquelins à chaque commande. Les légumes de toute espèce poussent dans le jardin du ciel , des pois et des carottes , y poussent tout seuls ; les asperges sont grosses comme une jambe et les artichauts comme des lites.
Page iii - ... l'anguilla , etc. En Allemagne , il ya même des chansons populaires qui dérivent de notre genre de pièce. Elles commencent leurs strophes par un aphorisme , et le terminent par un sens qui n'a aucun rapport avec ce qui précède. Témoin , par exemple , ce passage d'une chanson souabe : «Les cerises sont mûres , les cerises sont bonnes , et quand la jeune fille vient à passer , on lui ôte son chapeau. » Toutes les fatrassies que nous connaissons en français , se ressemblent par le décousu...
Page 47 - I.0rsqu'auprès de mes frères j'étais à la maison , l'arbre s'allumait aussi pour moi. Mais ici , je suis oublié , ici en pays étranger. « Personne ne me laissera donc entrer, et ne me donnera une petite place dans toutes ces rangées de maisons; pour moi il n'est donc pas un coin , quelque petit qu'il soit. « Personne ne me laissera donc entrer ; je ne veux rien pour moi ; je ne veux que me réjouir 5 la clarté des préscns d'autrui.
Page 387 - L'inquiétude, la profondeur, la perfidie, l'instabilité. Qui ne se souvient du beau quatrain du poète allemand Karl Tanner : « Une vague dit à l'autre : Hélas! que notre course est rapide! Et la seconde dit à la troisième : Vivre peu, souffrir moins! » M. Baudry n'a point réfléchi à tout cela, il a procédé comme toujours avec une confiance assurée et naïve qui prouve un esprit fort peu tourmenté. Il serait cependant peut-être temps que M. Baudry fît un tableau; depuis son dernier...
Page iv - L'eau coule dans le jardin de ma chérie, personne n'y demeure. Je pourrais attendre encore long-temps ; ce serait toujours en vain. Deux petits arbres y murmurent seuls. » Leur tète verte sort et regarde au-dessus de l'eau ; ma chérie doit y être, je ne puis aller la trouver. » Quand Dieu me salue dans l'air bleu et dans la vallée, ma chérie me salue du fond du fleuve. » Elle ne passe pas sur le pont où passent tant de belles dames; celles-là me regardent beaucoup, mais je ne veux pas...
Page 249 - ... d'état de trouver le repos auquel il aspire, il quitte l'armée, aperçoit sur les rives de Joppé un navire dont les voiles s'enflent, et s'embarque pour le pays où respire celle qu'il aime. Il frappe à la porte du château qu'elle habite, elle s'ouvre, et il entend ces terribles paroles : « Celle que vous cherchez porte le voile, elle est la fiancée du ciel. Hier on célébra la fête qui l'a consacrée à Dieu. » Le chevalier abandonne pour toujours la demeure de ses ancêtres; il ne...
Page 59 - II, page 299. En Allemagne l'amoureuse s'écrie : Si j'étais un petit oiseau de la forêt , J'irais me percher sur une branche verte , Et quand j'aurais assez chanté, Je volerais vers toi , mon ami. Si j'avais deux ailes de tourterelle. Je volerais par tout le monde , Je volerais par-dessus monts et vallons, Jusqu'aux lieux où est mon trésor. (Ballades et ('liant* populaires de l'Allemagne, traduction SEB.
Page 242 - ... elles déchirent le cœur palpitant d'un ennemi. Plus rien de sacré ; tous les liens d'une réserve pudique sont rompus. Le bon cède la place au méchant, et les vices marchent en liberté. Le réveil du lion est dangereux , la dent du tigre est effrayante; mais ce qu'il ya de plus effrayant c'est l'homme dans son délire. Malheur à ceux qui prêtent à cet aveugle éternel la torche, la lumière du ciel ! Elle ne l'éclaire pas , mais elle peut, entre ses mains, incendier les villes, ravager...
Page 328 - Hourra ! Je t'ai voué ma brillante vie de fer. Ah ! que ne sommes-nous mariés! Quand viendras-tu quérir ta fiancée? Hourra! La trompette annonce l'aurore de la nuit nuptiale. Quand les canons hurleront, j'irai chercher ma chérie. Hourra ! O divin embrassement ! j'attends avec désir. Mon fiancé, viens me quérir ; ma couronne est pour toi. Hourra ! Pourquoi résonner dans le fourreau? toi, claire joie de fer, si sauvage, toi si heureuse du combat! Mon...

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