Oeuvres complètes d'Hippocrate: Traduction nouvelle avec le texte grec en regard, collationné sur les manuscrits et toutes les éditions; accompagnée d'une introduction, de commentaires médicaux, de variantes et de notes philologiques; suivie d'une table générale des matières

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Chez J.B. Baillière, libraire de l'Académie royale de médecine, rue de l'École de médecine, 17, 1849 - Medicine, Greek and Roman
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Page 41 - Le corps de l'homme a en lui sang, pituite, bile jaune et noire ; c'est là ce qui en constitue la nature et ce qui y crée la maladie et la santé. Il ya essentiellement santé quand ces principes sont dans un juste rapport de force et de quantité, et que le mélange en est parfait ; il ya maladie quand un de ces principes est soit en défaut soit en excès, ou, s'isolant dans le corps, n'est pas combiné avec tout le reste.
Page 387 - C'est par là, surtout que nous pensons, comprenons , voyons, entendons, que nous connaissons le laid et le beau , le mal et le bien, l'agréable et le désagréable...
Page 95 - Tout l'intervalle entre la terre et le ciel est rempli de souffle. Ce souffle est la cause de l'hiver et de l'été : dense et froid dans l'hiver, dans l'été, doux et tranquille. La marche même du soleil, de la lune et des astres est un effet du souffle ; car le souffle est l'aliment du feu, et le feu privé du souffle ne pourrait pas vivre, de sorte que la course éternelle du soleil est entretenue par l'air, qui est léger et éternel...
Page 41 - Et d'abord, remarquons-le, dans l'usage, ces humeurs ont des noms distincts qui ne se confondent pas ; ensuite, dans la nature, les apparences n'en sont pas moins diverses; ni la pituite ne ressemble au sang, ni le sang a la bile, ni la bile à la pituite.
Page 353 - Voici ce qu'il en est de la maladie dite sacrée : elle ne me paraît avoir rien de plus divin ni de plus sacré que les autres, mais la nature et la source en sont les mêmes que pour les autres maladies. Sans doute c'est grâce à l'inexpérience et au merveilleux qu'on en a regardé la nature et la cause comme quelque chose de divin ; en effet elle ne ressemble en rien aux autres affections.
Page 393 - concernant les noms distincts dea quatre humeurs (cf. p. 59). fl a pour la pensée et l'intelligence. A la vérité, quand on éprouve à l'improviste un excès de joie ou de chagrin, il tressaille et cause des soubresauts ; mais cela tient à son peu d'épaisseur et à ce que dans le corps il est le plus étendu en largeur ; il n'a point de cavité où il puisse recevoir le bien ou le mal qui survient ; mais il est troublé par l'une et l'autre de ces passions à cause de la faiblesse de sa nature.
Page 51 - De même dans l'homme s'il manquait une des humeurs congénitales, la vie ne pourrait continuer. » Dans l'année régnent tantôt l'hiver, tantôt le printemps, tantôt l'été, tantôt l'automne; semblablement dans l'homme prévalent tantôt la pituite, tantôt le sang, tantôt la bile, d'abord celle qu'on nomme jaune, puis celle qu'on nomme noire. Vous en avez la preuve la plus manifeste, en donnant à la même personne le même évacuant quatre fois...
Page 393 - ... avant les autres parties du corps et c'est en vain qu'il a un tel nom et une telle attribution, comme cet appendice du cœur qu'on appelle oreille et qui ne contribue en rien à l'ouïe. Quelques-uns disent que nous pensons par le cœur et que cet organe est ce qui éprouve le chagrin et les soucis : il n'en est rien. Le cœur se contracte comme le diaphragme et davantage encore pour ces causes-ci : des veines se rendent de tout le corps au cœur et il les ferme, de sorte qu'il se ressent de...
Page 49 - La pituite est au minimum dans l'été, saison qui, étant sèche et chaude, lui est naturellement contraire. Le sang est au minimum en automne, saison sèche et qui déjà commence à refroidir le corps humain ; mais c'est alors que la bile noire surabonde et prédomine. Quand l'hiver revient, d'une part la bile refroidie décroît, d'autre part la pituite augmente derechef par l'abondance des pluies et la longueur des nuits. Donc toutes ces humeurs existent constamment...
Page 37 - Admettant même qu'il souffrit, il faudrait que le remède fût un aussi. Or, les remèdes sont multiples. Il ya en effet dans le corps beaucoup de substances qui, s'échauffant et se refroidissant, se desséchant et s'humectant l'une l'autre contre nature, produisent des maladies; d'où il suit qu'il ya beaucoup de formes de maladies et en même temps beaucoup de traitements pour ces formes ; suivant moi, soutenir que l'homme n'est que sang et rien autre chose, oblige à montrer qu'il ne change...

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