Grammaires provençales de Hugues Faidit et de Raymond Vidal de Besaudun (XIIIe siècle)

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Page xliii - peu trop sur certains points, que je pourrais traiter plus briève« ment, ne vous en étonnez pas. Les préceptes de la science qui « sont exposés trop brièvement prêtent à l'erreur et à la discussion. « Aussi je ne me ferai pas scrupule d'allonger tel passage que l'on « pourrait abréger. Si j'omets quelque chose, si je me trompe sur « quelque point, ce sera peut-être par oubli (car je n'ai vu ni ena tendu toutes choses de ce monde), peut-être aussi sera-ce par
Page xlvi - ... de Raymond Vidal. Voici comment s'exprime l'auteur ou plutôt le compilateur des Leys d'amor : «Comme l'a dit le philosophe, tout le monde veut avoir la « science , d'où naît le savoir ; car du savoir naît l'instruction ; «de l'instruction, le sens; du sens, le bien-faire; du bien-faire, « le mérite ; du mérite, la louange ; de la louange, l'honneur; de « l'honneur, l'estime; de l'estime, le plaisir; et du plaisir, la joie « et l'allégresse. Or, comme l'a dit Caton et comme le prouve...
Page xxxv - Ces passages prouvent bien clairement que le procédé grammatical n'était pas fort populaire, et que le mérite n'en était pas apprécié par tout le monde. Or, à coup sûr, s'il avait été d'une utilité notoire pour la clarté du langage, on y aurait eu recours instinctivement.
Page xxxvi - Mais ce raisonnement n'était pas à la portée dé notre grammairien, qui s'étudiait à retrouver dans la langue romane la langue latine tout entière, sans réflexion et sans autre but que l'imitation. Il veut, bon gré, mal gré, reconnaître six cas en roman, par cela seul qu'il existe six cas en latin : aussi ne manque-t-il pas de doter d'un ablatif les noms romans qui n'en ont jamais eu, non plus que les substantifs français. C'est donc bien gratuitement qu'on lui supposerait l'intention...
Page xxii - C'est pourquoi il me plaît (perque platz a mi) que les verbes dont l'infinitif se termine en ER soient de la seconde conjugaison, etc.
Page 70 - R. qe sol l'uchaizo no sabra ni conoissera. e clergues borges e vilanz , paucs et granz , meton totz jorns lor entendiment en trobar et en chantar, o qen volon trobar, o qen volon entendre, o qen volon dire, o qen volon auzir, qe greu seres en loc negun tan privat ni tant sol, pos gens ia, paucas o moutas , qe...
Page 85 - ... abreviar et alongar et variar et dreg dir per totz los luecs qe eu vos ai dig. Et deu ben gardar qe neguna rima, qe li aia...
Page 85 - Ben viu a gran dolor. . non la metra fora de sa proprietat, ni de son cas, ni de son genre, ni de son nombre , ni de sa part , ni de son mot , ni de sa persona, ni de son alongamen , ni de son abreviamen.
Page 20 - Et aquel qu'eu ai dit son de terza ; e degra avan dir de la segonda , si cum : eu ai, tu as, cel ha. — eu tenh o teni, tu tes o tenes, cel te. — eu sai, tu saps, cel sap.
Page xlvi - ... dément à trouver et à chanter, soit qu'ils veuillent composer, soit « qu'ils veuillent comprendre, soit qu'ils veuillent parler, soit qu'ils « veuillent entendre. Il n'est pas de lieu si retiré et si solitaire, dès « qu'il ya des hommes, peu ou prou, où l'on n'entende l'un ou « l'autre, on tons ensemble chanter.

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