Parisjana: deutsche Verse aus Paris

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Zürcher Diskussionen, 1899 - History - 136 pages
 

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Page ix - Celui qui vous maîtrise tant n'a que deux yeux, n'a que deux mains, n'a qu'un corps et n'a autre chose que ce qu'a le moindre homme du grand nombre infini de vos villes ; sinon qu'il a plus que vous tous : c'est l'avantage que vous lui faites pour vous détruire.
Page ix - Je ne veux pas que vous le poussiez, ni le branliez ; mais seulement ne le soutenez plus ; et vous le verrez, comme un grand colosse à qui on a dérobé la base, de son poids même fondre en bas, et se rompre.
Page ix - ... point, vous pouvez vous en délivrer, si vous essayez non pas de vous en délivrer, mais seulement de le vouloir faire. Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres.
Page ix - Ire vents et marée, à travers tout événement, elle alla cette histoire, elle alla jusqu'au bout, saignante, vivante d'autant plus, une d'âme et d'esprit, sans que les dures traverses du sort l'aient fait dévier de sa ligne première. Les obstacles, bien loin d'arrêter, y aidèrent.
Page 83 - Qui? — Ton Cueur, Qui ne tient mais qu'à ung petit filet. Force n'ay plus, substance ne liqueur, Quand je te voy retraict ainsi seulet, Com povre chien tappy en recul! et. — Pourquoy est-ce ? — Pour ta folle plaisance. — Que t'en chault-il? — • J'en ay la desplaisance, — Laisse m'en paix ! — Pourquoy ? — J'y penseray.
Page 85 - S'elles n'ayment que pour argent , On ne les ayme que pour l'heure ; Rondement ayment toute gent , Et rient lorsque bourse pleure. La nature humaine est toujours la même...
Page x - Je plonge avec mon sujet dans la nuit et dans l'hiver. Les vents acharnés de tempêtes qui battent mes vitres depuis deux mois sur ces collines de Nantes accompagnent de leurs voix, tantôt graves, tantôt déchirantes, mon Dies irae de 93. Légitimes harmonies ! je dois les remercier.
Page 75 - Hé Dieu ! se j'eusse estudié Au temps de ma jeunesse folle , Et à bonnes meurs dédié , J'eusse maison et couche molle ! Mais quoy ? je fuyoye l'escolle , Comme faict le mauvais enfant : En escrivant ceste parolle, A peu (peu s'en faut) que le cueur ne me fend.
Page 134 - Frères humains, qui après nous vivez, N'ayez les cueurs contre nous endurciz, Car, si pitié de nous pouvres avez, Dieu en aura plustost de vous merciz. Vous nous voyez cy attachez cinq, six : Quant de la chair, que trop avons nourrie, Elle est piéça devorée et pourrie, Et nous, les os, devenons cendre et pouldre.
Page ix - D'où at-il pris tant d'yeux, d'où vous épie-t-il, si vous ne les lui donnez? Comment at-il tant de mains pour vous frapper, s'il ne les prend de vous? Les pieds dont il foule vos cités, d'où les at-il, s'ils ne sont des vôtres?

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