Dictionnaire universel des sciences morale, économique, politique et diplomatique; ou Bibliothèque de l'homme-d'état et du citoyen

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Page 376 - Si aujourd'hui parmi les Chrétiens il ya moins de révolutions, c'eft que les principes de la faine morale commencent à être plus répandus ; les hommes ont plus cultivé leur efprit, ils en font moins féroces, & peut-être eft-ce une obligation qu'on a aux gens de lettres qui ont poli l'Europe.
Page 586 - fait avec la laine de leurs brebis, avec le poil de leurs chèvres & de leurs chameaux. C'eft l'occupation des femmes dans chaque famille; & dans tout le défert, il n'y eut jamais un ouvrier. Ce qu'ils confomment de tabac, de café, de ris, de dattes, eft payé
Page 587 - aux exercices & aux rigueurs qu'il doit fupporter toute fa vie. Il l'accoutume à travailler beaucoup & à confommer peu ; l'animal paffe de bonne heure les jours fans boire, & les nuits fans dormir. On l'exerce à plier fes jambes fous le ventre, pour laifler charger fon dos de fardeaux qu'on augmente infenfiblement, à
Page 127 - dans la plus grande valeur, ceux qui ne peuvent pas acquérir des propriétés, font aux gages de celui qui poflede. La concurrence, qui naît de la multitude des ouvriers, tient leur travail à bas prix ; & la modicité du gain leur ôte le défir, l'efpérance & les facultés de fe reproduire par les mariages. Tel eft l'état
Page 588 - Les Arabes fixés fur l'Océan Indien & fur la mer Rouge, ceux qui habitent ce qu'on appelle l'Arabie heureufe, étoient autrefois un peuple doux, amoureux de la liberté, content de fon indépendance, fans fonger à faire des conquêtes. Ils étoient trop attachés au beau ciel fous lequel ils vivoient, à une terre qui
Page 587 - de l'efprit & des mœurs les uns des autres. Ces Arabes ont de la fimplicité, de la douceur , de la docilité ; & les Religions différentes qui ont régné dans ces Contrées, les gouvernemens dont ils ont été les fujets ou les tributaires, ont altéré bien peu le caractère qu'ils avoient reçu du climat ou des habitudes.
Page 382 - Scythes à Alexandre, tu es toi-même le plus grand voleur de la terre; car tu as pillé & faccagé toutes les Nations que tu as vaincues. Si tu es un Dieu, tu dois faire le bien des mortels & non pas leur ravir ce qu'ils ont.
Page 589 - contenta d'en rectifier l'objet. Il bannit les Idoles de ce lieu révéré, & il le dédia à l'unité de Dieu. Pour augmenter même le concours d'étrangers dans une Cité qu'il deftinoit à être la capitale de fon Empire, il ordonna que tous ceux qui fuivroient fa loi, s'y
Page 198 - eux-mêmes les aveux qu'ils veulent obtenir. Si les Magiftrats fe refufent à continuer ces horribles exécutions, ils font accufés des forfaits imaginaires qu'ils ceflent de punir. Les Miniftres de la Religion leur fufcitent des délateurs, qui leur font payer de leur tête les remords tardifs que leur arrache l'humanité. Les
Page 586 - les Nations étrangères. Hôtes bienfaifans & généreux fous leurs tentes, ils dévaftent habituellement les bourgades & les petites villes de leur voifinage. On les trouve bons pères, bons maris, bons maîtres ; mais tout ce qui n'eft pas de leur famille eft leur ennemi ; leurs courfes s'étendent fouvent fort loin , & il n'eft pas rare que la Syrie, la

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