La Revue franco-américaine, Volumes 1-2

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Société de la Revue franco-américaine., 1908
 

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Page 64 - J'ai faim : vous qui passez, daignez me secourir. Voyez : la neige tombe, et la terre est glacée. J'ai froid : le vent se lève et l'heure est avancée, Et je n'ai rien pour me couvrir. Tandis qu'en vos palais tout flatte votre envie, A genoux sur le seuil, j'y pleure bien souvent. Donnez : peu me suffit ; je ne suis qu'un enfant ; Un petit sou me rend la vie.
Page 67 - Les enfants sont hautains, dédaigneux, colères, envieux, curieux, intéressés, paresseux, volages, timides, intempérants, menteurs, dissimulés; ils rient et pleurent facilement; ils ont des joies immodérées et des afflictions amères sur de très petits sujets; ils ne veulent point souffrir de mal, et aiment à en faire: ils sont déjà des hommes.
Page 232 - Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit...
Page 65 - L'heure du péril est notre heure: Les orphelins sont nos enfants.» Et deux femmes en deuil recueillaient sa misère. Lui , docile et confus , se levait à leur voix...
Page 64 - ... reçues. Le regard des yeux de notre mère est une partie de notre âme qui pénètre en nous par nos propres yeux. Quel est celui qui, en revoyant ce regard seulement en songe ou en idée, ne sent pas descendre dans sa pensée quelque chose qui en apaise le trouble et...
Page 65 - J'avais une marmotte, elle est morte de faim. Et, faible, sur la terre il reposait sa tête ; Et la neige, en tombant, le couvrait à demi, I/orsqu'une douce voix à travers la tempête Vint réveiller l'enfant par le froid endormi. " Qu'il vienne à nous celui qui pleure," Disait la voix, mêlée au murmure des vents ; " L'heure du péril est notre heure Les orphelins sont nos enfants.
Page 267 - Suis-je à ce point devenu vieux Qu'elle soit près d'être tarie ? Pour mes amis dans la douleur, Pour moi-même, quoi ? plus de larme Qui tempère, console et charme, Un instant, ma peine ou la leur! Hier encor, par ce froid si rude, Devant ce pauvre presque nu, J'ai donné, mais sans être ému, J'ai donné, mais par habitude; Et ce triste veuf, l'autre soir, — Sans que de mes yeux soit sortie Une larme de sympathie, — M'a confié son désespoir. Est-ce donc vrai ? Le cœur se lasse, Comme...
Page 65 - Rendez-moi ma pauvre chaumière, Le laitage durci qu'on partageait le soir, Et, quand la nuit tombait, l'heure de la prière, Qui ne s'achevait pas sans laisser quelque espoir.
Page 32 - Je suis un chien qui ronge l'os, En le rongeant je prends mon repos. Un temps viendra qui n'est pas venu Que je mordrai qui m'aura mordu,
Page 336 - Heureusement, le passé ne meurt jamais complètement pour l'homme. L'homme peut bien l'oublier, mais il le garde toujours en lui. Car, tel qu'il est lui-même à chaque époque, il est le produit et le résumé de toutes les époques antérieures. S'il descend en son âme, il peut y retrouver et distinguer ces différentes époques d'après ce que chacune d'elles a laissé en lui.

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