Grammaire comparée des langues classiques: phonétique, Part 1

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Durand et Pedone Lauriel, 1868 - 212 pages
 

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Page 2 - les lois phonétiques, comme les lois naturelles, n'ont pas la valeur absolue des lois mathématiques. Suivant la juste remarque de M. Benfey, elles n'expriment que des tendances développées du langage1, auxquelles d'autres tendances s'opposent ou se substituent souvent. Elles sont donc sujettes à des exceptions que nous noterons ici.
Page 24 - ... philologue. Ainsi, après avoir exposé le sommaire de tout ce qui a été dit sur l'accentuation sanskrite, M. Baudry ajoute : « Que conclure de là? Faut-il abandonner l'espoir de fixer les lois de l'accentuation sanskrite? Oui, si l'on poursuivait un principe absolu au moyen duquel on pût en sanskrit, comme on le peut en latin et en allemand, déterminer du premier coup d'œil la syllabe qui doit porter l'accent dans tout mot donné. A cet égard, en sanskrit et dans les noms grecs, l'usage...
Page 52 - Si l'on recherche la raison du gouna, de la vriddhi et des renforcements en général, il est naturel d'y voir une insistance emphatique de la voix, destinée à appeler l'attention sur la syllabe qui les porte et à lui donner plus d'importance (1). » Mais alors même que cette explication serait hypothétique, ne suffit-il pas, pour ruiner par la base la doctrine de Schleicher, de ce simple fait pris en soi : que dans les verbes, et notamment dans le verbe i (aller), certaines personnes présentent...
Page 3 - ... manque de rigueur absolue et échappe toujours par quelque point à ses propres principes. Dégager les généralités et les tendances normales des faits , sans méconnaître les tendances secondaires, et même au besoin les exceptions uniques, telle est la tâche modeste, mais sûre à laquelle une science sensée doit se borner, en évitant les deux excès contraires de l'esprit de système qui ne tient pas compte des différences et de l'esprit étroit qui méconnaît les analogies, lorsqu'elles...
Page 74 - On nomme les muettes explosives ou momentanées, parce que le son s'en fait entendre d'un seul coup, par une sorte d'explosion de la voix qui ne peut durer qu'un instant, et à condition de tomber immédiatement sur une voyelle.
Page 87 - L'assimilation a pour corrélatif, plus rare qu'elle, la dissimilation, où parmi deux consonnes semblables, surtout en deux syllabes voisines, l'une se modifie pour éviter la répétition d'une même articulation. § 80. — La métathèse, procédé moins fréquent et moins important que les deux autres, consiste dans le déplacement d'une consonne pour faciliter la prononciation. Ex. : xpa£i'a pour xap£ia (cœur).
Page 24 - Benloew notamment nous semblent être dans la bonne voie en tant qu'ils rapportent l'accentuation sanskrite au principe logique. La seule modification que nous proposerions à leur système consisterait à l'élargir et à tenir le plus grand compte possible de la liberté avec laquelle l'accent se promène en sanskrit, tantôt sur les divers éléments déterminants et tantôt sur le déterminé lui-même. » tives » amenait une autre question non moins délicate que celle de l'accent tonique,...
Page 12 - Entre les consonnes qui s'accumulent , sa voix peu agile insère un e muet très-bref, une espèce de scheva hébraïque. Il suffit qu'une difficulté semblable se soit rencontrée dans la prononciation des langues anciennes , pour expliquer l'allongement d'une syllabe qui, à sa voyelle brève valant un temps, ajoutait un 1.
Page 1 - On entend ici par phonétique 1 la théorie comparative des lettres, de leur persistance et de leurs permutations dans le sanscrit et dans les langues congénères.
Page 85 - ... le latin canis, l'irlandais CM, le gothique hunds. En résumé, comme il arrive pour tout acte humain, le langage livré à lui-même tend à s'exercer avec la moindre action, ou, ce qui revient au même, avec l'action la plus commode possible. A côté du principe de transition, représentant l'axiome des sciences naturelles : natura non facit saltus, il faut donc placer ici le principe de la moindre action ou du moindre effort, également du domaine de ces sciences.

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