Journal asiatique

Front Cover
Société asiatique., 1826 - Oriental philology
0 Reviews
Ser. 6, v. 11, 14 and 18; ser. 7, v. 1 and 9, ser. 7, v. 16 and 19, ser. 8, v. 5, 9, 13 and 17 include "Bibliographie ottomane. Notice des livres turcs arabes et persans imprimés à Constantinople durant le période 1281-1307 de l'Hégire" (title varies slightly)
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 152 - Des malveillans firent alors entendre à ce prince que les richesses et la souveraineté de son père lui appartenaient autant qu'à son aîné Bajazet , et qu'il devait partager la couronne avec lui. Gem se laissa entraîner par ces discours, et sans penser aux droits de son frère, sans songer que Bajazet avait été reconnu sultan par les grands et par tout le peuple, il leva une armée formidable , s'avança vers la ville de Brousse dont il se rendit maître, et vint jusqu'à Scutari.
Page 154 - Rhodiens l'aperçurent et se préparèrent au combat; mais comme il faisait bonasse et qu'on ne pouvait aborder, les Vénitiens envoyèrent une chaloupe pour aller reconnaître ce bâtiment. Les gens de la chaloupe ayant vu qu'il était de l'île de Rhodes, s'avancèrent et les infidèles se firent de part et d'autre beaucoup d'amitié. Cependant les Rhodiens avaient fait descendre Gem et ses gens au fond de cale v^.-î* *J . Pour 'es cacher.
Page 166 - D'un autre côté, lorsque le frère de Bajazet, ennuyé des mauvais traitemens qu'on lui faisait souffrir , demandait d'être conduit au roi de France , afin, de lui représenter ses griefs , dans l'espoir qu'on le délivrerait enfin de la rude prison où il était détenu , les chevaliers lui disaient que le roi de France avait une si grande aversion pour les musulmans , qu'il ne voulait pas souffrir qu'un seul mît le pied dans sa capitale, et qu'ils craignaient qu'il ne lui arrivât quelque malheur,...
Page 156 - Régélié ^~>-j (Rumilly) qui appartenait aux chevaliers de Rhodes. Là , on lui fit entendre qu'il devait envoyer quelqu'un de ses gens au roi de Hongrie , pour s'assurer auparavant de sa bonne volonté. Gem fit ce qu'on voulut et chargea de ce soin Mustafa-bey et Ahmed-bey, à qui l'on fit prendre des vêtemens d'infidèles pour n'être pas remarqués; mais il n'entendit plus parler d'eux en aucune manière , quoique l'on eut grand soin de le flatter de l'espoir qu'ils reviendraient bientôt.
Page 172 - Constantinople, où il donna lanouvellcde la mort du prince, et 'remit la lettre au sultan. Le divan envoya alors quelques personnes au roi de France pour lui demander les restes du prince Gem, afin de les déposer auprès de ceux de ses ancêtres. Mais le roi avait prévenu l'intention de la cour ottomane, et avait déjà fait embarquer le cercueil avec de riches présents.
Page 155 - On lui en occasiona un antre au sujet de Firenk Soliman qu'on voulait lui ôter parce qu'il savait la langue du pays , et que Gem connaissait tout ce qui se passait par son moyen. On lui supposa donc un crime pour avoir un prétexte de le faire mourir. Ce ne fut qu'avec beaucoup de peines que le prince parvint à le délivrer des mains des chevaliers, en promettant qu'il en ferait justice lui-même ; mais bientôt après, il lui procura des- habits d'infidèle ri lui donna le moyen de se sauver.
Page 153 - Aussitôt après son arrivée , le prince envoya Alibey, son oncle, pour aller prendre sa famille et son bagage : après être resté long-temps sans recevoir de ses nouvelles , impatienté d'une vaine attente , il tomba dans un grand chagrin. On lui dit alors qu'il fallait qu'il passât au royaume de France, et de là à celui de Hongrie , parce qu'il n'y avait pas d'autre moyen pour exécuter le dessein qu'il avait, et que, lorsqu'il serait parti, en cas qu'Ali-bey vînt avec sa famille et ses...
Page 355 - Le lendemain, assez tard, nous visitâmes la grande église. Elle est spacieuse, belle, et si admirable qu'il est impossible à la langue d'un homme de la décrire. Elle a trois grandes portes tournées du côté du couchant. Les deuxbattans de la porte du milieu, représentent le Christ debout.
Page 157 - Les chevaliers , craignant que cet événement ne causât quelque désordre dans le royaume, jugèrent à propos d'éloigner les officiers du prince. Pour exécuter ce dessein , ils firent venir environ huit cents cavaliers revêtus de cuirasses qui lui ôtèrent de force vingt-neuf de ses gens. Gem se plaignit de cette violence ; mais on lui dit qu'on avait ordre de le faire et qu'on n'agissait ainsi que pour sa propre conservation. Du reste , on lui jura sur l'évangile qu'il ne serait fait aucun...
Page 163 - ... jusqu'au trône du pape, qui l'embrassa, le baisa au cou, des deux côtés, et lui fit beaucoup d'amitiés. Il le fit ensuite reconduire chez lui, où il lui donna de grands festins pendant trois jours. Le troisième jour, il le reçut en particulier, assis sur un fauteuil, et le prince sur un autre. Dans l'entretien, le pape lui demanda par quel motif il était venu dans un pays d'une religion contraire à la sienne. « Mon intention, répondit Gem, n'avait jamais été de venir « dans les...

Bibliographic information