Le parlement et la Fronde: La vie de Mathieu Molé. Notices sur Édouard Molé ... et M. le comte Molé

Front Cover
Didier et cie, 1862 - Fronde - 464 pages
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 13 - Cour, déclaré et déclare tous traités faits ou à faire pour l'établissement de prince ou princesse étrangers, nuls et de nul effet et valeur, comme faits au préjudice de la loi salique et autres lois fondamentales de ce royaume.
Page 445 - Sire , l'intime union des pou« voirs, contenus dans leurs limites constitutionnelles , « peut seule fonder la sécurité du pays et la force de « votre gouvernement. » — C'était traduire en langage théorique l'imputation, si souvent répétée à ce moment, du pouvoir personnel du Roi. Une autre forme était encore Donnée à la même pensée ; on disait que le ministère n'était point parlementaire. A ce dernier moment, le débat devint plus animé et plus personnel. M. Molé avait dit...
Page 192 - La cour ne se cache jamais. Si j'étais assuré de périr, » je ne commettrais pas cette lâcheté, qui, de plus, ne servirait qu'à » donner de la hardiesse aux séditieux; ils me trouveraient bien » dans ma maison, s'ils croyaient que je les eusse appréhendés ici.
Page 106 - Les autres corps de magistrature , le Grand Conseil, la Chambre des Comptes et la Cour des Aides s'émurent et se concertèrent par députés, qui formèrent une sorte d'assemblée.
Page 142 - Cet homme avait une sorte d'éloquence qui lui était particulière : il ne connaissait point d'interjection; il n'était pas congru dans sa langue; mais il parlait avec une force qui suppléait à tout cela, et il était naturellement si hardi qu'il ne parlait jamais si bien que dans le péril.
Page 141 - L'unique Premier Président, le plus intrépide homme, à mon sens, qui ait paru dans son siècle, demeura ferme et inébranlable. Il se donna le temps de rallier ce qu'il put de la Compagnie; il conserva toujours la dignité de la magistrature et dans ses paroles et dans ses démarches, et il revint au Palais-Royal au...
Page 191 - Je l'observai et je l'admirai. Je ne lui vis jamais un mouvement dans le visage, je ne dis pas qui marquât de la frayeur, mais je dis qui ne marquât une fermeté inébranlable et une présence d'esprit presque surnaturelle, qui est encore quelque chose de plus grand que la fermeté, quoiqu'elle en soit, au moins en partie, l'effet.
Page 75 - Taisez-vous, je ne veux pas vous entendre » — et comme il voulait continuer, elle répéta vivement — « taisez-vous. » Le premier président prit la parole, et sans élever la voix, il dit : — « Je prie Votre Majesté de n'imputer à ces Messieurs aucune mauvaise volonté pour votre service. Ce qui a donné lieu à ce désordre, c'est qu'on a craint que l'intention manifestée par Votre Majesté, au sujet du toisé, ne reçût pas d'exécution. » Le chancelier interrompit le premier président...
Page 125 - Dans cette espérance, le Roi, suivi de Monsieur, de la Reine, de M. le duc d'Orléans, de M. le prince, et du prince de Conti, partit secrètement de Paris à minuit, la veille des Rois de l'année 1649, et alla à Saint-Germain. Toute la cour suivit avec beaucoup de désordre.
Page 380 - C'est ce qu'il comprit, et plus d'une fois, il dut se féliciter de n'être pas condamné à une docilité, qui aurait porté atteinte à son honneur et à sa gloire. Quelle contenance aurait-il pu avoir le jour où le Parlement prononça, en présence du Roi , — « que le prince de Condé était déchu du nom de Bourbon et condamné à recevoir la mort, en la forme qu'il plairait au Roi. » — Sans doute nul ne détestait autant que...

Bibliographic information