Bulletin de la Société archéologique, historique et scientifique de Soissons

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Popular passages

Page 53 - Ainsi les gentilshommes de France se sont plusieurs fois plaints à sa majesté de ce qu'en mettant les armes aux mains des paysans et en les affranchissant des anciennes charges, elle les avait rendus désobéissants et rétifs; elle avait dépouillé la noblesse de ses privilèges, en sorte que les paysans dans peu de temps deviendraient gentilshommes et les nobles deviendraient vilains.
Page 227 - Ah ! si nous n'avions pas eu tant de patience ! si, dès le commencement de la révolution, nous les avions exterminés jusqu'au dernier, la révolution serait achevée et la patrie ne serait pas en danger. Mais vous, représentants du peuple, vous en qui seuls nous pouvons encore avoir confiance, nous abandonnerez-vous ?... Si nous ne comptions pas sur vous, nous ne répondrions pas des excès auxquels notre désespoir pourrait nous porter... C'est à vous que nous demandons vengeance, et nous l'attendons...
Page 40 - Flandre attendaient toujours, ne daignant pas s'avancer à découvert dans la plaine ni sortir de leurs rangs, la troupe des gens de Soissons, impatiente et entraînée par les discours de Garin, évêque élu de Senlis, lance ses chevaux de toute la rapidité de leurs jambes et attaque les ennemis.
Page 44 - chaque paroisse de notre royaume il y aura un * archer qui sera et se tiendra continuellement en « habillement suffisant et convenable de salade , « dague , espée, arc, trousse, jaque ouuque « de brîgadine , et seront appelés les francs
Page 251 - Anglois, et, en effet, si ensemble se fussent mis, « ils eussent été plus puissants que les princes et les « nobles, et pour ce fut enjoint par le roi qu'on ces« sât » , après de vives représentations des seigneurs et des nobles , dit le religieux de Saint-Denis.
Page 234 - Je suis obligé de vous le répéter, les volontaires nationaux de nouvelle levée sont plus embarrassants qu'utiles. Tous les officiers généraux à qui je veux en donner les craignent plus qu'ils ne les désirent.
Page 235 - Vous autres ( car je ne peux vous appeler ni citoyens , ni soldats , ni mes enfants) , vous voyez devant vous cette artillerie, derrière vous cette cavalerie. Vous vous êtes déshonorés par des crimes. Je ne souffre ici ni assassins ni bourreaux. Je vous ferai hacher en pièces à la moindre mutinerie. Si vous vous corrigez, si vous vous conduisez comme cette brave armée dans laquelle vous avez l'honneur d'être admis, vous trouverez en moi un bon père. Je sais qu'il ya parmi vous des scélérats...
Page 104 - L'on y danse trois fois par semaine; on y joue aux battoirs deux fois et le reste du temps est employé aux quilles, aux barres, à faire des armes. Les plaisirs y régnent; tous les soldats ont la haute paye, bien récompensés des places de gardes d'artillerie, d'officiers de fortune, à 60 livres par mois d'appointements.
Page 238 - Les régiments ne se complétaient que par enrôlement, de sorte que, au lieu de voir sous les drapeaux les fils de famille de toutes les classes, appelés par la conscription et par une loi générale, on n'y comptait que des jeunes gens dont la plupart ne se décidaient à s'enrôler qu'à la suite de quelques dérangements ou par oisiveté. Aucune perspective d'avancement ne leur était offerte, et rien n'était plus rare que de voir des soldats ou des sous-officiers devenir officiers.
Page 67 - Chàteaux-Porcien portant comme eux les écus de Châtillon, de gueules à trois pals de vair, au chef d'or chargées de trois coquilles brisées de gueules.

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