Histoire des comédiens de la troupe de Molière

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L. Frinzine, 1886 - Acteurs - 311 pages
 

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Page 211 - Quoi ! j'aurai dirigé son éducation Avec tant de tendresse et de précaution ; Je l'aurai fait passer chez moi dès son enfance, Et j'en aurai chéri la plus tendre espérance ; Mon cœur aura bâti sur ses attraits naissants, Et cru la mitonner pour moi durant treize ans, Afin qu un jeune fou dont
Page 211 - MADEMOISELLE MOLIÈRE Voulez-vous que je vous dise? Vous deviez faire une comédie où vous auriez joué tout seul. MOLIÈRE Taisez-vous, ma femme, vous êtes une bête. MADEMOISELLE MOLIÈRE Grand merci, monsieur mon mari, voilà ce que c'est, le mariage change bien les gens, et vous ne m'auriez pas dit cela il ya dixhuit mois.
Page 263 - que tous ceux qui le voient en parlent comme d'un garçon qui n'a point de méchanceté. Il n'a jamais eu l'imagination bien vive, ni ce l'eu d'esprit qu'on remarque dans quelques-uns; mais c'est parla que j'ai toujours bien auguré de sa judiciaire, qualité requise pour l'exercice de notre art. Lorsqu'il
Page 115 - Madame, c'est à vous qu'appartient cet ouvrage; C'est à vous que mon cœur a recours aujourd'hui Pour pouvoir s'affranchir de son cuisant ennui ; Vengez-moi d'une ingrate et perfide parente Qui trahit lâchement une ardeur si constante ; Vengez-moi de ce trait qui doit vous faire horreur. ELIANTE Moi ! vous venger, comment
Page 268 - hi! hi! hi! M. JOURDAIN Quelle friponne est-ce là? te moques-tu de moi? NICOLE Nenni, monsieur ; j'en serais bien fâchée, hi ! hi ! hi ! M. JOURDAIN Je te baillerai sur le nez, si tu ris davantage ! NICOLE Monsieur, je ne puis pas m'en empêcher, hi! hi! hi! hi! hi!
Page 219 - Sa conversation est charmante, Mais enfin, elle est capricieuse autant que personne du monde. CLÉONTE Oui! elle est capricieuse, j'en demeure d'accord ; mais tout sied bien aux belles : on souffre tout des belles. COVIELLE Puisque cela va comme cela, je vois bien que vous avez envie de l'aimer toujours.
Page 200 - Et voilà de quoi, j'ouïs, l'autre jour, se plaindre * Molière, parlant à des personnes qui le chargeaient « de même chose que vous; il disait que rien ne lui « donnait du déplaisir, comme d'être accusé de regarder « quelqu'un dans les portraits qu'il fait; que son
Page 201 - Chacun a sa méthode. En femme, comme en tout, je veux suivre ma mode. Je me vois riche assez pour pouvoir, que je croi, Choisir une moitié qui tienne tout de moi, Et de qui la soumise et pleine dépendance N'ait à me reprocher aucun bien ni naissance.
Page 216 - elle était encore fort jeune quand je l'épousai, je « ne m'aperçus pas de ses méchantes inclinations, et je « me crus un peu moins malheureux que la plupart « de ceux qui prennent de pareils engagements ; aussi « le mariage ne ralentit pas mes empressements, mais « je lui trouvai, dans la suite, tant d'indifférence que « je commençai à m'apercevoir que toutes mes
Page 85 - Je vous estime, Iris, et crois pouvoir, sans crime, Permettre à mon respect un aveu si charmant ; II est vrai qu'à chaque moment, Je songe que je vous estime. Cette agréable idée où ma raison s'abîme, Tyrannise mes sens jusqu'à l'accablement ; Mais pour vouloir fuir ce tourment, La cause est trop légitime.

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