Annales de la propagation de la foi, Volume 22

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Chez Rusand, Libraire, Imprimeur du roi, 1850
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Popular passages

Page 211 - La marche était ouverte par une femme thibétaine, à califourchon sur un grand âne, et portant un tout jeune enfant solidement attaché sur son dos avec de larges lanières en cuir. Elle traînait après elle, par un long licou, un cheval bâté, et chargé de deux caisses oblongues qui pendaient symétriquement sur ses flancs. Ces deux caisses servaient de logement à deux enfants dont on apercevaitles figures rieuses et épanouies, étroitement encadrées dans de petites fenêtres. La différence...
Page 242 - ... d'arriver à Bathang, on rencontre au sommet de la montagne Mang-Ling un monument en pierre indiquant ce qui fut réglé à cette époque entre le gouvernement de H'Lassa et celui de Pékin au sujet des limites. Actuellement les contrées situées à l'est de Bathang sont indépendantes de H'Lassa sous le rapport temporel. Elles sont gouvernées par des Tou-sse, espèce de princes feudataires institués à leur origine par l'empereur chinois et reconnaissant encore aujourd'hui son autorité suzeraine....
Page 238 - ... conduite de ces montagnards sauvages qui , disaient-ils, n'entendaient rien aux rites et n'avaient aucune idée du juste et de l'injuste. Pour notre compte, nous nous sentions au contraire de la sympathie pour ces hommes à tempérament rude et vigoureusement trempés. Leurs manières, il est vrai , étaient peu raffinées, mais leur naturel était la générosité et la franchise même ; à nos yeux , le fond emportait la forme. « Nous arrivâmes enfin à Kiang-Tsa , et les Chinois commencèrent...
Page 392 - Tu-Duc vint en face de l'autel où il se prosterna cinq fois, puis il resta à genoux. Le premier ambassadeur prit le diplôme et, se levant au milieu de l'estrade, il le lut tout entier et le remit au roi, qui, le tenant élevé au-dessus de sa...
Page 77 - L'état de ces colons fait pitié ; ils n'ont pour demeures que de misérables cabanes , et pour nourriture qu'un peu de riz et de biscuit que leur envoie le gouvernement du Chili. 77 Ce n'est pas qu'ils ne puissent améliorer leur soit ; la terre qu'ils occupent paraît bonne et productive ; nous avons trouvé dans le jardin du religieux fixé ici pour les besoins spirituels de la colonie, nos meilleurs légumes de France ; et il n'est pas douteux que la culture obtiendrait aisément du sol le blé...
Page 372 - Quand Thieu-tri eut été déposé dans la bière, on le porta dans une maison mortuaire faite exprès, et là, chaque jour, on immolait des buffles, des porcs et des poulets, on préparait des mets sur une table placée près du cercueil, et le nouveau roi, fils du défunt, revêtu d'habits de deuil, venait adorer son père et lui offrir des aliments. Chaque jour aussi, on allumait des cierges, on brûlait de l'encens, on préparait du bétel, de l'arec, du tabac et toutes autres choses dont le...
Page 105 - ... naturels. Nos sauvages ont, à l'état de domesticité, de petits chiens , qui ne savent pas aboyer , et dont les cris ressemblent, à s'y méprendre, aux longs gémissements d'une personne qui pleure ; en revanche il ya dans les bois des oiseaux qui imitent l'aboiement du chien . « Les naturels nous ont paru nombreux ; ils sont robustes et d'une haute taille ; leurs cheveux laineux et frisés sont courts et rasés sur le derrière de la tète. Ils portent suspendus au cou, à la cloison du...
Page 228 - ... avoir jusqu'aux genoux. Pour comble d'infortune, nous avions à franchir, en quittant Angti, une des montagnes les plus escarpées et les plus dangereuses de cette route. L'itinéraire chinois s'exprimait ainsi : « A Angti on traverse une « grande montagne neigeuse. Le chemin est très-roide; « les neiges accumulées ressemblent à une vapeur « argentée. Le brouillard que la montagne exhale « pénètre dans le corps et rend les Chinois malades. » « Selon une tradition populaire du pays...
Page 243 - Bathang, et de laisser la caravane poursuivre sa route. Ses amis le lui conseillèrent, mais ce fut vainement. Il voulut continuer le voyage, et chercha, par tous les moyens imaginables, à se faire illusion sur la gravité de son mal. Pour notre compte, nous jugeâmes son état si dangereux, que nous crûmes devoir profiter du repos et du calme dont nous jouissions à Bathang, pour lui parler sérieusement de son âme et de l'éternité. Les conversations que nous avions eues en route, l'avaient...
Page 123 - ... voleurs que leurs voisins. Je ne sais s'ils sont anthropophages, mais ils s'en défendent et ont l'air de mépriser leurs voisins qui mangent les hommes. Malgré ces démonstrations extérieures, on voit cependant qu'ils regardent avec convoitise la chair des blancs , surtout le gras des jambes , et, au moment où vous y pensez le moins, vous sentez une main passer légèrement sur votre mollet; si vous dites à l'indiscret que vous prenez en faute : «Ce que tu fais est mal,» il répond, en...

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