Socio, n° 2/2013: Révolutions, indignations, contestations

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Pénélope Larzillière, Boris Petric
Les Editions de la MSH, Dec 12, 2014 - Social Science
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Révolutions de couleur dans l'espace postsoviétique, révolutions de fleurs dans le monde arabe, mouvements des indignés en Europe, plusieurs ordres politiques ont été bouleversés par des mobilisations collectives aux modes d'organisations inédits. Au-delà de la singularité de ces différents événements politiques, Socio souhaite lancer un débat sur l'analyse de ces mouvements et leur comparaison. Relèvent-ils d'une rupture historique commune ?
Ces mouvements ont été caractérisés par des formes de mobilisation qui refuseraient hiérarchie et leader. Ils mettraient en avant une nouvelle horizontalité et fonderaient leur cohésion sur des modes d’action plutôt que sur le partage d’une idéologie commune. Les figures de l’intellectuel et les organisations classiques (syndicats, partis politiques) seraient marginalisées au profit de mobilisations spontanées émanant d’une « société civile » naturalisée et dépolitisée. Est-ce là que se situe le renouveau et les passerelles entre les mouvements ? Il semble nécessaire d’interroger et de mettre en perspective ces aspects.
1/ Comment se fabriquent concrètement des consensus contre l’ordre établi et des formes de répression ? Quels sont les lieux où s’élaborent ces nouvelles formes de mobilisation contournant les institutions politiques traditionnelles ? Les institutions et les militants « classiques » ne redeviennent-ils pas incontournables au moment de la pérennisation des mouvements et de l’exercice du pouvoir ?
2/ Quelle est l’importance des nouveaux processus d’identification et des réseaux transnationaux ? Comment s’organise concrètement la circulation des expériences, des émotions, des images et des techniques de contestation ? En quoi les médias sociaux modifient-ils les formes de mobilisation et de participation ? Permettent-ils la construction d’un nouvel espace public ?
3/ Comment envisager ces événements dans une approche plus globale de la temporalité ? Retrouve-t-on la spécificité du temps révolutionnaire identifié par les historiens de la Révolution ? Les horizons d’attente sont-ils fondamentalement renouvelés ?

 

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Contents

Section 1
7
Section 2
8
Section 3
21
Section 4
25
Section 5
75
Section 6
96
Section 7
160
Section 8
161
Section 9
191
Section 10
195
Section 11
205
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About the author (2014)

Pénélope Larzillière est sociologue et chargée de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Ses travaux portent principalement sur l’engagement politique et le militantisme au Proche-Orient, les formes extrêmes d’engagement et les idéologies. Elle a notamment publié Être jeune en Palestine, Balland, 2004 et La Jordanie contestataire. Militants islamistes, nationalistes et communistes, Actes Sud, 2013.

Boris Petric est docteur en anthropologie sociale de l'EHESS (Paris). Il est chercheur au CNRS depuis 2001 au sein de l’Institut Interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (IIAC) dirigé par Jean-Francois Gossiaux. Il enseigne à l’EHESS un séminaire d’anthropologie politique et anime un groupe de recherches sur une anthropologie de l’Asie centrale.

Michel Wieviorka est sociologue, directeur d'études à l'EHESS, et Administrateur de la FMSH. Ses travaux portent notamment sur les mouvements sociaux, les différences culturelles, la démocratie, le racisme, le terrorisme, l'antisémitisme, la violence. Il est directeur de publication de la nouvelle revue de sociologie Socio éditée par les éditions de la Maison des sciences de l'homme.

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