Oeuvres complètes 18 tom, Volume 3

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Page 291 - J'espère aussi que vous ne m'oublierez pas. Je vous remercie de tout ce que vous avez fait pour moi.
Page 151 - Ah ! je viens d'entendre les vœux de Didier. Son noble désintéressement, son sacrifice généreux ; j'ai tout entendu. Je n'ai plus contre lui aucun sentiment de jalousie. Il sera toujours mon guide et mon meilleur ami. Didier. Oui, ma sœur, je veux l'être : j'en ferai toute ma gloire, tout mon plaisir.
Page 132 - C'est qu'elles se couchent à neuf heures. Léonor. À neuf heures au lit ? Didier. Sûrement, pour se lever de bonne heure le lendemain. Tandis que tu dors encore, elles ont déjà reçu des leçons de géographie, d'histoire et de calcul.
Page 104 - Verteuil. Nous verrons qui sera le plus digne de ma tendresse. Vous vous souvenez que je promis à leur père mourant de les regarder comme ma propre famille. Je veux remplir cette parole sacrée. Comme je ne peux savoir combien de temps encore le ciel me donne à passer sur la terre, je suis venu ici pour voir ces enfans, étudier leur caractère, et régler en conséquence les dernières dispositions que je me propose de faire en leur faveur.
Page 134 - Didier. Je serais un peu embarrassé d'abord. Mais je mettrais ma confiance en Dieu, et j'espère qu'il ne m'abandonnerait pas. Il se trouve toujours des personnes généreuses dont nous gagnons l'amitié par nos talens, et qui se font un plaisir de nous employer. Par exemple, dans quelques années, lorsque je...
Page 135 - ... mon dessin et ma danse ? Je mourrais de misère avec ces vaines perfections. Didier. Voilà pourquoi notre tuteur demandait si l'on ne t'avait pas fait apprendre des choses plus utiles que celles qui ne servent qu'au plaisir et à l'agrément. Léonor. Oui, et quelquefois au chagrin ; car lorsque je danse, ou que je fais de la musique dans la société, si l'on ne me donne pas autant de louanges que je m'en crois digne, je suis d'une humeur... Je t'avouerai que je m'y ennuie aussi fort souvent....
Page 110 - Léonor va d'un air boudeur au clavecin , prélude un moment , et commence une sonate. ) Non , non, il faut aussi chanter. Elle a une voix, M. Verteuil ! Vous allez l'entendre. Si vous saviez combien d'applaudissemens elle a reçus dans le dernier concert ! Mais elle a un peu d'amour-propre , et il faut se mettre à ses pieds.
Page 130 - À quatre heures ma leçon de musique ; puis je m'habille pour le soir ; puis nous allons faire des visites, ou nous en recevons ; et puis nous voilà au bout de la journée. Didier. Est-ce tous les jours la même chose ? Léonor.
Page 136 - Léonor. De modes, de parure, de comédies, de promenade, d'histoires de la ville. Nous répétons dans une maison ce que nous avons appris dans l'autre ; mais tout cela est bientôt épuisé. Didier. Je le crois. Ce sont des sujets bien pauvres, quand on pense à tout ce que la nature offre d'admirable à nos yeux, et à tout ce qui se passe autour de nous dans la grande société de l'univers.
Page 284 - Maurice arriva près de son lit, il lui tendit la main, et à peine lui eut-il donné sa bénédiction , qu'il mourut. Avec lui sont passés les jours de mon repos et de mon bonheur. Me voilà plongée dans l'état le plus désolant pour une femme et pour une mère. Encore si je souffrais toute seule ! mais auprès de moi soupire mon pauvre fils. Il ne sait pas encore combien est malheureux un jeune orphelin...

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