Oeuvres de A. de Vigny

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Meline, Cans, 1837 - 515 pages
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Page 312 - Les vierges se voilaient et craignaient de mourir ; M'enveloppant alors de la colonne noire, J'ai marché devant tous, triste et seul dans ma gloire. Et j'ai dit dans mon cœur :
Page 311 - Il disait au Seigneur: ,,Ne finirai-je pas? Où voulez-vous encor que je porte mes pas? Je vivrai donc toujours puissant et solitaire? Laissez-moi m'endormir du sommeil de la terre!
Page 341 - J'aime le son du Cor, le soir, au fond des bois, Soit qu'il chante les pleurs de la biche aux abois, Ou l'adieu du chasseur que l'écho faible accueille, Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.
Page 341 - Merci! cria Roland; tu m'as fait un chemin.» Et, jusqu'au pied des monts le roulant d'une main, Sur le roc affermi comme un géant s'élance, Et, prête à fuir, l'armée à ce seul pas balance.
Page 346 - Qu'elle était belle, ma Frégate, Lorsqu'elle voguait dans le vent! Elle avait, au soleil levant, Toutes les couleurs de l'agate; Ses voiles luisaient, le matin, Comme des ballons de satin; Sa quille mince, longue et plate, Portait deux bandes d'écarlate Sur vingt-quatre canons cachés; Ses mâts, en arrière penchés, Paraissaient à demi couchés. Dix fois plus vive qu'un pirate, En cent jours du Havre à Surate Elle nous emporta souvent. — Qu'elle était belle, ma Frégate, Lorsqu'elle voguait...
Page 237 - Elle manque à verser la faveur de ses dons? Leur savoir à la France est beaucoup nécessaire ; Et des livres qu'ils font la cour a bien affaire ! Il semble à trois gredins, dans leur petit cerveau, Que, pour être imprimés et reliés en veau, Les voilà dans l'État d'importantes personnes; Qu'avec leur plume ils font les destins des couronnes...
Page 311 - Lorsqu'en un lit de sable il se couche aux déserts. La pourpre et l'or semblaient revêtir la campagne. Du stérile Nébo gravissant la montagne, Moïse, homme de Dieu, s'arrête, et, sans orgueil, Sur le vaste horizon promène un long coup d'œil. Il voit d'abord Phasga, que des figuiers entourent ; Puis, au-delà des monts que ses regards parcourent...
Page 498 - ... ses flancs d'autres vaisseaux faits à son image, et qui vont la représenter sur toutes les côtes du monde. Mais c'est à bord du grand navire qu'est notre ouvrage à tous. Le Roi, les Lords, les Communes sont au pavillon, au gouvernail et à la boussole ; nous autres, nous devons tous avoir les mains aux cordages, monter aux mâts, tendre les voiles et charger les canons : nous sommes tous de l'équipage, et nul n'est inutile dans la manœuvre de notre glorieux navire.
Page 341 - C'est là qu'il faut s'asseoir, c'est là qu'il faut entendre Les airs lointains d'un cor mélancolique et tendre. Souvent un voyageur, lorsque l'air est sans bruit, De cette voix d'airain fait retentir la nuit; A ses chants cadencés autour de lui se mêle L'harmonieux grelot du jeune agneau qui bêle.
Page 320 - La Terre était riante et dans sa fleur première; Le jour avait encor cette même lumière Qui du Ciel embelli couronna les hauteurs Quand Dieu la fit tomber de ses doigts créateurs Rien n'avait dans sa forme altéré la nature, Et des monts réguliers l'immense architecture S'élevait jusqu'aux Cieux par ses degrés égaux, Sans que rien de leur chaîne eût brisé les anneaux.

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