Dépêches concernant la communtation de la sentence de Lépine et l'amnistie relative aux troubles du Nord-Ouest

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Imprimées par McLean, Roger et Cie., 1873 - Manitoba - 40 pages
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Popular passages

Page 28 - C'est ce qui nous reste à examiner. Si les choses sont encore dans leur entier, l'État, ou le souverain, peut tout simplement désavouer le traité, lequel tombe par ce désaveu, et se trouve parfaitement comme non avenu. Mais le souverain doit manifester sa volonté, aussitôt que le traité est parvenu à sa connaissance ; non à la vérité que son silence...
Page 28 - ... juillet. Cependant Sa Majesté n'eût pas manqué de le faire, si son intention n'eût pas été, en profitant du bénéfice de cette convention, d'en maintenir avec soin toutes les stipulations, « Nous « avons fait voir, dit Watel, que l'état ne peut être « lié par un accord fait sans son ordre, et sans pouvoir « de sa part. Mais n'est-il pas absolument tenu à rien?
Page 28 - ... se sont révoltés sans raison ou sans nécessité. Si ses promesses ne sont pas inviolables, il n'y aura plus de sûreté pour les rebelles à traiter avec lui; dès qu'ils auront tiré l'épée, il faudra qu'ils en jettent le fourreau, comme l'a dit un ancien : le prince manquera le plus doux et le plus salutaire moyen d'apaiser la révolte; il ne lui restera, pour l'étouffer, que d'exterminer les révoltés. Le désespoir les rendra formidables; la compassion leur attirera des secours, grossira...
Page 15 - ... cesser, il serait difficile de conserver entre le gouvernement et les chefs de l'église catholique en Canada, cette confiance mutuelle qui a contribué efficacement jusqu'à ce jour à faire régner la paix et la bonne harmonie dans la Puissance. Que la dite amnistie ayant été promise sans limites, doit être accordée comme telle pour mettre fin à l'irritation causée par le résultat du procès Lépine...
Page 3 - II est important que vous sachiez que les actes qui ont mis en danger, pendant un " temps, la vie et les biens de la population de la Terre de Rupert, ont été désavoués et " condamnés sur le champ par le Gouvernement de la Puissance et il regretterait " amèrement que les libertés civiles et religieuses de toute la population ne fussent pas ».• suffisamment protégées.
Page 14 - Catholiques de la Province de Québec, représente humblement à votre Excellence, — Qu'ils ont appris avec chagrin l'état de trouble où se trouve maintenant la Province de Manitoba, et qu'ils craignent que cet état ne s'aggrave si l'on n'y apporte un prompt remède. Que ce remède ne peut être qu'une amnistie pleine et entière en faveur de tous les habitants de la dite Province, pour tout crime ou délit...
Page 15 - Manitoba, mais encore dans les autres parties de la Puissance ; qu'elle est nécessaire pour mettre fin à des discussions dangereuses qui troublent la paix et retardent la prospérité générale. C'est pourquoi les soussignés prient Votre Excellence de vouloir bien prendre leur requête en considération, et user de la juste influence dont Elle jouit auprès du gouvernement impérial, pour obtenir que l'amnistie promise soit proclamée au plus tôt et qu'il soit mis fin à l'agitation et à l'inquiétude...
Page 15 - Monseigneur A. Taché, Archevêque de St. Boniface, auprès de son peuple. pour l'engager à se soumettre au nouvel ordre de choses réglé par le Gouvernement Impérial. Qu'il est certain que ce digne Prélat, que l'on avait prié instamment de venir pour...
Page 28 - Dès que l'amnistie est publiée et acceptée, tout le passé doit être mis en oubli, personne ne peut être recherché pour ce qui s'est fait à l'occasion des troubles. Et en général, le Prince, religieux observateur de sa parole, doit garder fidèlement tout ce qu'il a promis aux rebelles mêmes, j'entends à ceux de ses sujets' qui se sont révoltés, sans raison ou sans nécessité.
Page 28 - ... sa parole, doit garder fidèlement tout ce qu'il a promis aux rebelles mêmes, j'entends à ceux de ses sujets qui se sont révoltés sans raison ou sans nécessité. Si ses promesses ne sont pas inviolables, il n'y aura plus de sûreté pour les rebelles à traiter avec lui; dès qu'ils auront tiré l'épée, il faudra qu'ils en jettent le fourreau, comme l'a dit un ancien : le prince manquera le plus doux etle plus salutaire moyen d'apaiser la révolte ; il ne lui restera, pour l'étouffer,...

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