Critique littéraire sous le premier empire, publ. par F. Colincamp, Volume 2

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Popular passages

Page 229 - Amis ont été critiqués beaucoup trop légèrement : Qu'un ami véritable est une douce chose! Il cherche vos besoins au fond de votre cœur : II vous épargne la pudeur De les lui découvrir vous-même. Un songe, un rien, tout lui fait peur, Quand il s'agit de ce qu'il aime.
Page 220 - élevé, de tous les dons des cieux II est orné dès sa naissance, Et du méchant l'abord contagieux, N'altère point son innocence. La versification des Fabliaux est excessivement négligée. L'art d'écrire en vers était alors dans l'enfance; il y avait peu de règles ; surtout il n'y avait point de règles sévères.
Page 68 - Voit à ses pieds la tempête Troubler le calme des flots, La mer autour bruit et gronde : Malgré ces émotions, Sur son front élevé règne une paix profonde Que tant d'agitations, Et que les fureurs de l'onde Respectent à l'égal du nid des alcyons. Il est fâcheux que les trois derniers vers gâtent par leur
Page 129 - aussi quelque peine à croire justifiable : « Le « courant du milieu entraîne vers la mer les cadavres des « pins et des chênes. » Cette métaphore est grande > énergique, imposante ; mais son audace singulière étonne le lecteur : elle est de celles que Longin nomme périlleuses.
Page 226 - cité à côté de ces beaux vers de La Fontaine : Du bout de l'horizon accourt avec furie Le plus terrible des enfants Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs;
Page 87 - où Eve prépare le repas qu'elle veut offrir à Raphaël : So saying, with dispatchful looks in haste She turns, on hospitable thoughts intent What choice to chuse for delicacy best,
Page 254 - Ce fut dans ces vallons, où par mille détours Inachus prend plaisir à prolonger son cours, Ce fut sur son charmant rivage Que sa fille volage Me promit de m'aimer toujours. Le zéphyr fut témoin, l'onde fut attentive, Quand la Nymphe jura de ne changer jamais ; Mais le zéphyr léger et l'onde fugitive Ont enfin emporté les serments qu'elle a faits.
Page 66 - mountain's grassy side A guiltless feast I bring : A scrip with herbs and fruits supply'd, And water from thé spring. Then, pilgrim, turn, thy cares forego.
Page 361 - universelle !.... C'est de toutes les heures de ma vie celle qui « m'est la plus chère... > Q M. Boissonade constate encore d'autres endroits où le poëte s'est inspiré du prosateur. Mais comme il n'aime pas les conclusions trop générales, dans lesquelles il ya toujours un peu de fausseté et d'exagération, il ne soutient pas, comme nous, qu'au
Page 442 - dès l'enfance, Autant ce même amour, maintenant révolté, De ce nouveau rival brave l'autorité. (RACINE.) Autant que tu hais l'injustice, Autant la vérité te plaît. (RACINE.) Mais autant que ton âme est bienfaisante et pure, Autant leur cruauté fait frémir la nature.

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