Œuvres complètes de P.-J. Proudhon, Volume 22

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Librairie Internationale, 1868 - Anarchism
 

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Page 192 - Sagesse éternelle ! Mais, si tu les soutiens, qui peut les ébranler ? Du tombeau, quand tu veux, tu sais nous rappeler ; Tu frappes et guéris, tu perds et ressuscites.
Page 5 - Dieu ya mis des animaux, des plantes : comment la terre a été peuplée, si c'est par une seule famille ou par plusieurs ; pourquoi les hommes parlent plusieurs langues, pourquoi ils souffrent, pourquoi ils se battent, et comment tout cela finira, il le sait. Origine du monde, origine de l'espèce, question...
Page 192 - Mais, si tu les soutiens, qui peut les ébranler? Du tombeau, quand tu veux, tu sais nous rappeler; Tu frappes et guéris, tu perds et ressuscites. Ils ne s'assurent point en leurs propres mérites, Mais en ton nom sur eux. invoqué tant de fois, En tes serments jurés au plus saint de leurs rois, En ce temple où tu fais ta demeure sacrée, Et qui doit du soleil égaler la durée.
Page 327 - Tout est absurde dans les conditions actuelles du travail, et semble avoir été combiné pour l'asservissement à perpétuité de l'ouvrier. Après avoir, dans l'intérêt de la production, divisé et sous-divisé à l'infini le travail, on a fait de chacune de ses parcelles l'objet d'une profession particulière de laquelle le travailleur, enroutiné, hébété, ne s'échappe plus. Politiquement affranchi par la Révolution, il est refait serf de la glèbe, en...
Page 38 - Que, sans une révélation expresse, personne ne peut être assuré qu'il est du nombre des prédestinés ou des élus; 7. Que le nombre des prédestinés est fixe et immuable ; qu'il ne peut être augmenté ni diminué, puisque Dieu l'a fixé de toute éternité, et que sa prescience ne peut être trompée ; 8. Que le décret de prédestination n'impose cependant aucune nécessité aux élus de pratiquer le bien : ils agissent toujours...
Page 207 - Quel plaisir autrefois de me rouler dans les hautes herbes, que j'aurais voulu brouter, comme mes vaches; de courir pieds nus sur les sentiers unis, le long des haies ; d'enfoncer mes jambes, en rechaussant (rebinant) les verts lurqtties, dans la terre profonde et fraîche!
Page 6 - Dieu, devoirs de l'homme envers ses semblables, droits de l'homme sur la création, il n'ignore rien; et quand il sera grand, il n'hésitera pas davantage sur le droit naturel, sur le droit politique, sur le droit des gens; car tout cela sort, tout cela découle avec clarté et comme de soi-même du christianisme.
Page 209 - Après avoir entendu ces paroles, je m'écriai : « O heureux jour, douce lumière, tu te montres enfin après tant d'années! Je t'obéis, je pars après avoir salué ces lieux. Adieu, cher antre. Adieu, nymphes de ces prés humides. Je n'entendrai plus le bruit sourd des vagues de cette mer. Adieu, rivage où tant de fois j'ai souffert les injures de l'air. Adieu, promontoire, où Écho répéta tant de fois mes gémissements.
Page 276 - Quand on est inférieur à ses semblables autant que le corps l'est à l'âme, la brute à l'homme, — et c'est la condition de tous ceux chez qui l'emploi des forces corporelles est le meilleur parti à espérer de leur être, — on est esclave par nature.
Page 326 - Plus le travail se divise et les machines se perfectionnent, moins l'ouvrier vaut; conséquemment moins il est payé; partant, plus, pour un même salaire, sa tâche augmente. Cela est d'une logique fatale, dont aucune législation, aucune dictature ne saurait empêcher l'effet.

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