Paroles d'un croyant 1833

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Eugène Renduel, 1834 - Christian socialism - 237 pages
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Page 90 - A cette vue, l'homme qui travaillait sentit son âme plus troublée qu'auparavant : car, pensait-il, la mort de la mère c'est la mort des enfants. Les miens n'ont que moi non plus. Que deviendront-ils si je leur manque ? Et tout le jour il fut sombre et triste, et la nuit il ne dormit point. Le lendemain, de retour aux champs, il se dit : Je veux voir les petits de cette pauvre mère : plusieurs sans doute ont déjà péri.
Page 81 - L'amour repose au fond des âmes pures, comme une goutte de rosée dans le calice d'une fleur. Oh ! si vous saviez ce que c'est qu'aimer ! Vous dites que vous aimez, et beaucoup de vos frères manquent de pain pour soutenir leur vie, de vêtements...
Page 202 - Jeune soldat, où vas-tu? Je vais combattre pour la justice, pour la sainte cause des peuples, pour les droits sacrés du genre humain. Que tes armes soient bénies, jeune soldat ! Jeune soldat, où vas-tu? Je vais combattre pour délivrer mes frères de l'oppression, pour briser leurs chaînes et les chaînes du monde.
Page 30 - Lorsqu'une plante est seule , ne trouvant point d'abri contre l'ardeur du soleil , elle languit et se dessèche, et meurt. Lorsque l'homme est seul, le vent de la puissance le courbe vers la terre , et l'ardeur de la convoitise des grands de ce monde absorbe la sève qui le nourrit. Ne soyez donc point comme la plante et comme l'arbre qui sont seuls : mais unissez-vous les uns aux autres , et appuyez-vous , et abritez-vous mutuellement.
Page 98 - Vous n'avez qu'un père , qui est Dieu , et qu'un maître, qui est le Christ. Quand donc on vous dira de ceux qui possèdent sur la terre une grande puissance : Voilà vos maîtres, ne le croyez point. S'ils sont justes, ce sont vos serviteurs ; s'ils ne le sont pas , ce sont vos tyrans.
Page 228 - L'exilé partout est seul. Où vont ces nuages que chasse la tempête? Elle me chasse comme eux, et qu'importe où? L'exilé partout est seul. Ces arbres sont beaux, ces fleurs sont belles; mais ce ne sont point les fleurs ni les arbres de mon pays ; ils ne me disent rien. L'exilé partout est seul.
Page 136 - A ces dernières paroles, la jeune fille, tout émue , tomba aux genoux de sa mère , prit ses mains , les baisa , et se pencha sur son sein en pleurant. Et la mère , faisant un effort pour élever la voix : Ma fille, dit-elle, le bonheur n'est pas de posséder beaucoup , mais d'espérer et d'aimer beaucoup.
Page 206 - Que tes armes soient bénies, jeune soldat ! Jeune soldat, où vas-tu? Je vais combattre pour que tous aient au ciel un Dieu, et une patrie sur la terre.
Page 166 - Lorsqu' après une longue sécheresse, une pluie douce tombe sur la terre, elle boit avidement l'eau du ciel qui la rafraîchit et la féconde. « Ainsi les nations altérées boiront avidement la parole de Dieu, lorsqu'elle descendra sur elles comme une tiède ondée. « Et la justice avec l'amour, et la paix et la liberté germeront dans leur sein. « Et ce sera comme au temps où tous étaient frères, et l'on n'entendra plus la voix du maître ni la voix de l'esclave, les gémissemens du pauvre,...
Page 31 - Tandis que vous serez désunis, et que chacun ne songera qu'à soi, vous n'avez rien à espérer que souffrance, et malheur, et oppression. Qu'y at-il de plus faible que le passereau, et de plus désarmé que l'hirondelle ? Cependant quand paraît l'oiseau de proie, les hirondelles et les passereaux parviennent à le chasser, en se rassemblant autour de lui, et le poursuivant tous ensemble. Prenez exemple sur le passereau et sur l'hirondelle. Celui qui se sépare de ses frères, la crainte le suit...

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